vendredi 30 novembre 2007

etre enfant (1)

etre un enfant pour moi
c'est avoir le droit de manger des bonbons
c'est laisser trainer ses mains sur les escalators
c'est marchr sans pantoufles
c'est raconter la vie de la maison
c'est avoir le temps d'inviter les copains
c'est les inviter meme si tout n'est pas parfait
c'est parler sans avoir peur de trahir
c'est ne pas entendre maman pleurer
c'est ne pas etre insulté devant des gens
c'est faire des betises
c'est etre betes, ininteressants et que les parents fassent croire le contraire
c'est que l'adulte s'adapte et pas l'inverse
c'est respecter l'intimité, la penseée
etre enfnat c'est ne pas avoir peur

javais peur detre une fille de pute,
javais peur qu'il me "rentre ca a coup de pioche dans la tete"
j'avais peur d'etre dememeuree
de finir a l'anpe, malhuereusue et sans metier
javais peur de le decevoir
javais peur des cris, des postillons qui partent sur moi
javais peur qu'il ne se maitrise plus
javais peur quand il a dit "va chercher la ceinture"
javais peur quand il disait "je vais t'eclater la tete"
j'avais peur car je comprenas pas "putain de race de merde"
j'avais pur qu'il etouffe maman, la muselle
j'avais peur qu'il brutalise sebastian, pour en faire un homme
j'avais peur detre la seule a l'arreter en m'interposant, en le provoquant
je me sentais pas a la hauteur
j'attirais ses foudres, je me placais au centre pour cette illusion de protection.
je pensais il est fou, je pensais que ce tout etait faux.
on etait pas des ratés, non, les profs disaient pas ca. on etaient pas des feignants, mais juste des enfants. on avait pas droits aux plaisirs des enfants comme les cochonneries, les habits, parce qu'il faut economiser, partir en vacances. fallait pas faire de bruit, et puis lui il explosait.
dans les magasins, sur les terrains. on etait des enfants siencieux, on etait "les enfants de".
tout le nous jalouserais, nous voudrais du mal si on parlait de nous. il ne falliat rien dire. nous n'etions personne. nous etions superieures. personne ne nous meriterait, la famille etait le meilleur refuge. la famille etait aus dessus des lois.

et moi je suis devenir pire que ses injonctions. j'ai choisis d'etre ses désirs. je voulais etre perfecte. je m'insatisfaisais de tout ce que je produisais.
on m'avait dite perturbée, bonne a rien, je me suis appliquée a l'etre, et en pire. a me detruire, car c'est tout ce qui le touchait. nos vies, nos corps sont reliés dans son idée, alors soite! je vais etre celle que tu me disias que je serais, je vais choisir detre pire. c'est comme si je n'avais peur de rien pour moi, dnas la destruction.
j'ai montré que si je voulais je pouvais avoir no limit, que les regles du pere ne s'appliquent plus.j'ai cassé tous les miroirs.ouais, no limit, la terreur du coup de sentir cette toute puissance.
maman est partie, sebastian est partis, et moi j'ai l'impresision que je reste. que je reste prisonniere malgré moi de cette loyauté.

je suis celle qui lui en veut en plus, je suis celle qui en a chié et peut etre le plus, mais je suis celle qui l'aime aussi, celle qui n'arrive pas à s'en defaire sans se detruire pour le detruire, pour lui faire saisir ce qui s'est passé!

il est entré en moi et m'entraine a etre sadique avec moi, a etre mon bourreau et ma victime.

mardi 27 novembre 2007

quand faut se lacher, ames sensibles pas la peine de lire

joyeux anniversaire moi
je m'en fous de²cette date
je me suis vomie dans la geule
un repas de pate et de gateaux
rien de maitrisé
se detruire comme ca pour le plaisir
juste pour s'occuper
ahaha je me marre, je vais m'arreter
mais oui bien sur c'est ce que je dis
mais oui bien sur on y croit
je me suis vomie dessus, et encore j'en ai plein le ventre
je serais moche, obese, tous mes efforts seront reduits a neants
ahah je me marre, je suis si forte hein?
on s'en fout des rimes!
je me sens vide, j'ai le bide gonflé, les yeux rouges, j'ai mal partout
je m'en fous de tout, de tout le monde
ah je vais etre belle
oh mais je suis si belle de l'interieur, oh mais c'est tellement pas important
mais c'est ca oui!
bon anniversaire
cette date ou une autre ca change quoi?
aujourdhui ou demain ca change quoi?
oh, j'attends ce petit sursaut si ridicule ou je vais dire
"mais oui je vais me battre, je vais m'en sortir"
je m'en fous, ca me fais rire, ca dure deux secondes
je me suis vomi dans la gueule, ca pue chez moi
bon anniversaire, franchement que de gens qui m'aiment a croire les messages
je m'en fous, je m'en fous de tous, je m'en fous tellement oh oui!
ahaha je me marre, je pleure, je me marre.

un post pour moi

petit post, je t'ecris pour moi
petit post, je regrette d'avoir donné cette adresse
je voudrauis que tout le monde me laisse
qu'ils arretent de dire "on croit en toi"

petit post, moi je me sens plus la force
petit post moi je baisse les bras
petit post j'en peux plus de dire que ca ira
alors que je vois que ca se corse!

je veux qu'on me laisse tranquille
je me mets tellement moi meme des trucs dans ma tete
je veux qu'on arrete d'etre gentils
qu'on me laisse et que j'en pete!

j'ai gaché ma soiree d'anniversaire
depuis que je suis rentree je repars a l'envers
je suis fatiguée dehors de si bien assurée
et a coté detre moi, si effondrée.

j'en veux plus de leur compassion, j'en veux plus de leur soutien
quand va t on comprendre que je ne veux plus rien
quand va t on comprendre que je ne veux plus penser
que je ne veux plus me forcer, esperer

je veux etre seule avec moi meme
c'est comme ca que je me debrouille le mieux
j'ai plus besoin qu'on m'aime
je veux plus rien donner, je veux plus rien recevoir

lachez moi tous, je veux etre seule
je ne merite rien
je ne fais que le mal
je suis mauvaise,
je n'y arrive pas
je me deteste
je voulais croire que je serais quelqu'un de bien
et je le sens pas au fond de moi
ce sont que des moments ephemeres
je veux plus passer mon temps a etre une chialeuse
une raleuse, je veux rien et je veux plus faire l'effort detre au monde
je veux plus faire l'effort de dire a ma tete d'avancer
mais c'est impossible.
mais laissez moi tranquilles.

vendredi 23 novembre 2007

la perfection est l'ennemie de la patience

je voudraiq ue tout soit rapide comme mes pensées
que tout se passe comme< j'ai décidé
sans de moi n'avoir vraiment a donner
juste dire ca y est je m'y mets.

je suis decue de l'image de moi que j'ai perdue
je me trouver chouette toute menue,
ca montrait ma force a controler ma vie
a penser au dela des envies et de l'aservivilté

c'etait pour un temps l'expression
contrev le temps, contre mes envies de ma rebellion
et la patatra, je suis comme avant
des chiffre me le rapelle insidieusement.

je ne veux plus etre comme avant,
je m'aimais tellement comme maintenant,
je veux couper avec cette fille que j'etais
pour redevnir la femme que je cultivais.

est ce que je vais y arriver, et vite sutout
parce que c'est ca le plus dur du coup
accepter de reprendre les sacifices, les efforts
refaire le chemin inverse, retrouver comment etre fort

ce coté exterieur apparait minimal
mais c'est ce qui m'aide a me sentir moins mal
je ne controle pas mes pensées, mon moral
mais je peux agir sur mon corps,
c'est deja ca et ce sera mon objectif des lors
mais j'ai peur que ce soit plus long que ma determination
j'ai peur de baisser les bras car patience est ennemie de perfection.

la fin et donc le debut

cette journee j'etais prisonniere de mon esprit
je me suis martyrisée, je l'ai fait en y ayant reflechi
me suis laissee aller au gres de mes pulsions
car je savais qu'au bout viendrait la liberation

une journee a me faire tout le mal que je pouvais
car je savais qu'apres cette soiree je redemerrarerais
on ne se lasse pas de se faire du mal
on oublie vite ce que c'est qu'etre normal

et puis je savais que ce soir ce serait decisif
ce soir mon esprit s'est laché, enfin redevenu vif
je me suis lancée, bien decidee a me libérer
malgré tout ce qui se passe, en spectacle je me suis donnée,

je me suis lancée, je me suis rassurée
j'ai amusée, je me suis prouvee
que j'ai eu bien du mal,
mais qu'on va retrouver des choses plus banales.

j'arrivais enfin au bout de cette lutte
au bout de cette solitude
je rentre chercher ce qui me manquait
l'amour et le reconfort des etres aimés

ouf, j'ai tenu,
j'aurais jamais cru
des fois le temps est si long
mais finalement vient toujours la guerison.

jeudi 22 novembre 2007

la chanson qui l'accompagne, traduite pour moi

N'abandonne pas

Dans ce fière pays nous sommes devenus forts,
Nous étions recherchés tout ce temps,
On m'a appris à me battre, à gagner
Je n'ai jamais pensé que je pourrais échouer.

Plus de combats à ce qu'il semble,
Je suis un homme désertés par ses rêves,
J'ai changé de visage, de nom,
Mais personne ne veut de vous quand vous perdez


N'abandonne pas,
Car tu as des amis,
N'abandonne pas,
Tu n'es pas encore vaincue,
N'abandonne pas,
Je sais que tu peux t'en sortir
N'abandonne pas,
S'il te plait n'abandonne pas


Bien que je l'ai vu tout autour
Je n'ai jamais pensé que je pourrai être affecté,
Pensé que nous pourrions être les derniers à partir
C'est si étrange comment tourne la vie.

J'ai conduis la nuit vers ma maison,
Là où je suis né, sur les bords du lac
Comme la lumière du jour disparaissait, j'ai vu la terre,
Les arbres avaient brulé jusqu'à la racine.


N'abandonne pas,
Tu nous as toujours,
N'abandonne pas
Nous n'avons pas besoin de grand chose,
N'abandonne pas,
Parce que quelque part il y a un endroit,
Où nous appartenons

Détends toi,
Tu t'inquiètes trop,
Tout va aller bien,
Quand les temps sont durs,
Tu peux te reposer sur nous


J'ai marché pour m'éloigner,
Je ne peux plus supporter
de rester debout sur ce pont,
Je garde les yeux baissés,
Quoiqu'il arrive,
Cette rivière continue à couler
Cette rivière continue à couler.

J'ai changé de ville,
Essayé de de toute mes forces de m'établir,
Pour chaque travail,
Tant d'hommes dont on a pas besoin,


N'abandonne pas,
Parce que tu as des amis
N'abandonne pas,
Tu n'es pas la seule,
N'abandonne pas,
Il n'y a pas de quoi avoir honte,
N'abandonne pas,
Nous sommes fiers de ce que tu es
N'abandonne pas,
Tu sais que çà n'est jamais facile,
N'abandonne pas,
Parce que je crois qu'il y a un endroit,
Un endroit auquel on appartient.

"don't give up" de bono et alicia keys ou kate bush etpeter gabriel

la reponse de celui qui m'epatera toujours

Meme dans un monde parfait,
Il y aura toujours des regrets,
Des envies, des désirs et des souhaits
Que jamais on ne pourra réaliser.

Je suis parti,
Tres loin, presque à l'infini,
Pour savoir qui je suis,
Ou bien ce que je fuis.

La réponse je ne l'ai pas,
Meme en y pensant chaque minutes,
Je ne suis pas plus pres de mon but,
Car en réalité il n'existe pas.

Bizarre bizarre me diras tu,
Que viennent faire ces rimes,
A la fois drole et biscornues,
Chez lui qui pas assez ne s'exprime.

C'est juste ma facon de te dire,
Que la vie n'est pas si pire,
Que l'on a chacun notre fardeau,
Mais aussi notre lot de cadeaux.

En ce qui me concerne,
N'importe où la vie m'amène,
Je suis toujours dans le flou,
Parfois avec l'impression de devenir fou.

Mais je profite aussi de chaque instant,
Pour me dire que vraiment,
La vie est fantastique,
Avec ce petit côté de magique.

Tu n'es pas seule dans le brouillard,
Même ton frere qui est un sacré débrouillard,
Perd parfois le nord,
Alors que tu le crois si fort.

Tu me ressembles plus que tu ne le crois,
Tu as tellement de vie en toi,
Que je sais que tu vas te relever,
Et je serai la pour t'aider.

mardi 20 novembre 2007

taper du pied pour remonter, dessiner pour se soulager

y a toujours une etoile dans le noir
faut bien regarder
faut bien chercher
faut s'y 'accrocher et y croire

merci a toi l'americain
tu m'as parlé, j'en ai pleuré
tu es un peu dans le secret enfin
le secret de cette souffrance sans fin

alors je me suis sentie moins seule et perdue
j'ai eu envie d'essayer de reprendre le dessus
essayer de me dire que demain me donnerait une autre chance
que je devais tenir la distance

j'ai pris mes crayons
je croyais avoir perdu ce petit don
qui me permet de m'exprimer
a travers des moyens detournés

et je me suis lancée, ca m'a fait tant de bien
me voir capable de petits rien
je me sens apaisée
apaisee en bien pas fatiguée d'avoir crisée

demain je reprends la route
demain je mets de cote mes doutes
demain je reprends mes crayons
demain je continue a ecrire, a lire


je dois prendre les petits riens que la vie me donne
alors ce soir je me pardonne,
de ne pas etre parfaite, et de tomber
parce que je sais que je vais me relever
vite tres vite, c'est entendu!
je sais encore dessiner, rien n'est perdu!

marre, la j'en pleure!

que faire quand la nuit est infinie
que faire quand on se noit
que faire quand on voit un psy
mais que ca suffit pas a trouver la voie?

que faire quand on a tout essayer
et que ca ne marche jamais
que faire quand on rechute
que faire quand on craque meme quand on lutte?

je me dis toujours que c'est fini
que c'est la derniere fois
mais le lendemain c'est reparti
de pire en pire a chaque fois

recherche du plaisir immédiat
recherche d'amour et de chaleur
recherche de reconfort, de saveur
recherche de chose que je n'ai pas la.

j'en ai marre, tellement marre
j'ai peur de perdre le controle
j'ai peur de me defigurer
j'ai peur que ca ne s'arrete jamais
j'ai peur que personne ne puisse m'aider

d'ou vient la solution
tout depend de ma motivation?
j'en peux plus, j'en peux plus
je me sens seule, c'est trop dur
je vais pas y arriver,
je me deteste, combien de temps ca va durer
qui peut encore m'aider
medecins, famille, amie, je tape a toutes les portes
tout le monde m'ouvre les bras
et moi c'est comme si je les prenais pas.

je veux que ca s'arrete, je veux etre bien
je veux etre libre dans ma tete
je veux sentir mon corps
je veux etre bien, je veux etre bien.

lundi 19 novembre 2007

les cow boys revus et crorrigés

toune d'automne

comment ca va ma ptite soeur, viens que jte sers dans mes bras
pis as tu trouvé le bonheur dans ton trip au canada?
j'avoue qu'cette année y s'est pas passé grand chose
c'est un peu morose
j'espere au moins qu'cétait le fun la bas jsusi fier que tu m'aies pas ramené
un beau frère de l'alberta ca m'aurait un peu ébranlé
et jure moi donc que cette fois tu restes a maison, pour de bon
anyway, jsuis content que tu reviennes, t'arrives en meme temps que l'automne
t'sais qu'ca va mfaire ben de la peine de t'voir partir ma mignonne
.....
et puis toi ma tite soeures es tu toujours aussi pêrdu
c'est y encore la grande noirceur ou ben si t'as repris le dessus
tu sais qula vie est parsemée de ptites miseres faut pas s'en faire

anyway, jsuis content que tu r'viennes, t'arrives en meme temps qul'automne,*t'sais que ca va mfaire bien de la peine de tvoir partir ma mignonne


ma chum laety

la ptite donne moi tes clés,
tu petes la baloune
t'es ben trop chargée pour conduire ta binoune

ca fait une coupe de semaine que tu parles de te tirer
et que tu tiens des propos de fille qu'est déprimée
mais come on fait pas la conne
faut savoir s'accrocher
tsais les mauvais cotons ca finit par passer
en plus, j'aurais plus personne, j'aurais plus ma vielle chum
qui viendrait de me donner de l'espoir
quand ca va mal, que tout est noir
et laety, fais pas de conneries
j'taime bien la face et pis pour moi t'as une vrai place

t'sais laety moi aussi j'en viens a mdemander
a quoi ca sert la vie quand ca smet a crocher
et puis jtrouve que par bout, c'est vraiment pas facile
on est seul sur la route dans ctunivers debile

mais rentre donc a maison, t'as une amie qui t'adore
ca c'est une vrai bonne raison de pas passer de l'autre bord
puis moi,j'aurais plus personne, j'aurais plus ma petite chum
celle qui me fait rever, qui me ferait esperer.

dimanche 18 novembre 2007

ma mere devenue maman

je regarde les photos
deux bouts de femmes complices
je regarde les photos
quatre yeux pleins de malice

et puis la vie sépare, mais quand?
la vie sépare mais pourquoi?
tout est pareil mais si différent
je n'ai plus de souvenir de "nous", juste d'"elle" et "moi"

je la regardais, elle si belle
je cherchais à la charmer, elle si lointaine
je ne pouvais que l'admirer, moi si vilaine
le temps passait, elle restait belle

je la sentais si triste, mais de quoi?
je la sentais en colère, lassée de moi?
j'aurais voulu la faire rire
mais je m'en voulais de la faire souffrir.

je voulais la protéger
j'ai pris une place qui ne m'etait pas destinée
je croyais qu'ainsi je serais aimée
je voyais pas que c'etait pas moi qui nous separait

j'aurais du la laisser etre ma maman
c'est un nom que je me prononcais doucement
comme un appel "maman, j'ai peur,maman"
mais je me comportais si maladroitement

et puis je l'ai mise avec les autres, jugée
mauvaise, rejetante, incompréhensive
j'ai sortie les armes, pour me couper
lui reprocher d'etre rester passive.

ca a duré si longtemps, ce vide d'elle
et puis en meme temps que j'ai déployé mes ailes
j'ai pu entendre sa souffrance et son courage
et je me suis dite qu'il etait temps a mon age

de laisser ma mere etre ma maman
et elle sait le faire, c'est si apaisant!
elle m'ecoute patiemment
elle me guide doucement
elle m'entoure de sentiments

elle cherche a me rassurer
elle arrive a me soulager
parce que je la sais a mes cotés
et qu'enfin nous nous sommes retrouvées.

a Toi mon Frere

je me rapelle peu de ton arrivée
mais j'ai reussi direct a t'eloigner
pourtant maman dit que je te voulais
mais je crois que je craignais la rivalité

tu prenais l'amour de maman
je te trouvais trop intelligent
tu me tapais constamment
tu etais trop trop différent

on nous mettait en rivalité
mais je voulais te protéger
que tu ne sois pas engueulé
mais t'etais trop petit pour le deviner

je voulais te protéger des cris de papa
je ne voulais pas que tu aies peur comme moi
je voulais te proteger de l'acharnement contre toi
que mettait la grande famille a te mettre bas

ils voulaient faire de toi ce que tu n'etais pas
un enfant sans coeur et violent
et moi, malgré ma jalousie je savais que c'etait pas le cas
te protéger c'etait aussi faire plaisir a maman

tu etais son petit homme, je la sentais t'aimer si fort
je voyais qu'elle avait pour toi une douceur
que moi avec mes comportements, je ne sentais pas encore
alors je me suis ralliée a sa cause pour faire ton bonheur.

on aurait du se detester, on aurait du chercher a s'enfoncer,
parce que pendant que l'un prend, l'autre est en paix
oui mais voila, on a finit par se rencontrer
nos sentiments et notre solidarités se sont ancrés

on etait au college, et pour le meilleur et le pire
on a ete unis
et on a commencé a se payer de vraies tranches de rire
meme quand on etait punis

papa et maman se sont séparés
je voulais te sauver
et t'amener dans un lieux de paix
te garder avec moi et te consoler

et puis pour moi le pire est aussi arrivé
et malgré ton jeune age, t'as assuré
tu ne m'as jamais laché
quoique je decide tu me soutenais

et finalement je t'ai abandonné
a mon tour je ne me suis eloignee
j'ai eu du mal a me le pardonner
apres tout ce que pour moi tu avais fait.

mais j'ai gardé en tete ta force et ton courage
j'ai rarement vu une personne si sage
une personne de confiance, de soutien
pres de toi je n'ai peur de rien.

ta vie se poursuit, tu es a ton tour parti
c'est vrai que je perds un appui
mais je te sais toujours proche
je sais quon a de vrais accroches.

jespere que ca va aller mon frere
que tu vas etre heureux et faire attention a toi
parce que nous deux on fait la pair
mais j'ai peur que tu t'oublies toi, des fois!

samedi 17 novembre 2007

se couper c'etait exister

je me coupe pour couper
c'est l'explication qu'on ma donnée
moi je regardais le sang couler,
j'etais fascinée.

ca a commencé un matin en allant au lycée
j'etais en velo, je me suis arretee,
avec un cutter mes mains g egratignées
deux traits, voila, j'etais blessée.

et puis,j'ai continué
personne ne se doutait
que je me mutilais
que je me detruisais

je ne savais pas ce que je faisais
mais ca me soulageait
la colere s'evacuait
la douleur me calmait

je ne me sens pas etre
me couper me fait naitre
chaque partie bléssée
se met a exister

elle dit ce que je ne peux sortir
empeche ma colere de rugir
calme ma rage contre moi
je me hais de tous mes émois

autant punition pour moi
qu'agression pour toi
c'est un moyen d'expression
qui a cessé mais attention

Les TCA

au début je voulais un ventre plat pour un percing que je montre avec fierté
alors j'ai commencé a moins manger, a tout calculer
et puis le sport, beaucoup, pour eliminer ce que je mangeais
car ne pas bouger m'angoissait...je stockais.

alors, a tant me priver, je souffrais quand je m'autorisais
parce qu'il fallait que pour cette unique fois ce soit parfait
et puis tranquillement les choses se sont régulées
quantités minimales, équilibre nutritif parfait.

mais mon corps a gardé en memoire les privations
il a gardé la faim, refuse de revivre des restrictions.
heureusement pendant un temps, meme en dérapant,
j'arrivais a garder un poid satisfaisant.

et puis il y a eu ce medicament et cette recherche de plaisir
medicament qui m'a fait grossir
stimuler le gout pour l'illusion de vivre
et je suis prisonniere du pire

l'envie de manger, se remplir
rechercher l'eveil des sens, le ressentir
combattre le vide, l'ennui
besoin de chaleur et de dépasser mes interdits.

car a tant me priver
j'ai finit par exploser
je ne peux me maitriser
je cherche a me rassurer

je cherche a me rechauffer
a me sentir exister
face a un corps que je ne ressens pas
face à un esprit qui ne s'apaise pas

je cherche comment me faire du bien
mais je me leurre car je suis seule
et qu'un plaisir egoiste ne vaut rien
ne suffit pas a en moi recréer du lien

le matin au reveil, voila ce qui vient

je les enfouies au plus profond
pour ne pas qu'elles me debordent
je les taies mes emotions

je suis entouree, je suis occupee
mais je me sens seule, desoeuvree
j'ai besoin d'amour, d'en etre nourri
mais la encore j'en fais une boulimie

je le prend compulsivement,
pour combler mes angoisses
puis je le rejette (in)consciemment
la aussi prisonniere de mes angoisses

car etre aimé c'est risqué de perdre
etre aimé c'est se laisser aller
faire confiance et se donner

se donner crée une dépendance
aimer déclenche les emotions,
celles qui etaient enfouies si profond
enfouies par protection.

aimer c'est se devoiler,
a l'autre, a soi...et s'accepter.

vendredi 16 novembre 2007

crise d'espoir

j'ai voulu m'echapper
et puis je suis revenue
dans le silence je me suis murée
et puis on m'a entendu

j'ai tapé contre les murs
mais j'ai la tete dure
je me suis coupée
mais j'ai cicatrisée

je tombe et me releve
je marche ou je creve
je recule puis j'avance
je provoque ma chance

je veux que tout s'arrete
que je ne sois plus si bete
pour penser a me detruire
alors qu'au fond j'ai la rage de vivre.



jeudi 15 novembre 2007

Toi tu es moi

tu fais partie de moi,
tu née en meme temps que moi
nous avons toujours cohabitées
je m'y suis plus qu'habituée

tu me colles comme une amie
tu te manifestais chaque nuit
et puis le jour aussi
alors tu es devenue ma pire ennemie

a l'ecole, dans les notes tu te manifestais
le sport, la competition te materialisaient
les autres, les regards te renforcaient
c'est toi, l'ANGOISSE, qui m'empeche d'avancer.

mercredi 14 novembre 2007

hey grand pere

y aura jamais d'etoile qui porte ton nom
parce que sur la fin t'as trop fait le con
pourtant, tu l'aurais merité
vu tous les combats que tu as mené.

tu m'as pris la tete avec tes habitudes de vieux
mais je sais que je comptais a tes yeux
tu voulais jouer les rudes, les bourrus
mais avec moi ouvrir ton coeur tu as su

on a passé de si chouettes moments
que j'ai pas compris ce revirement
t'as pas voulu m'entendre
je te demandais meme pas de comprendre.

j'aurais voulu qu'on continue ensemble
va falloir attendre que la mort nous rassemble

mais d'ici la je continue la route en pensant
que j'ai eu la chance de t'avoir pour grand pere
que t'as ete un temps un repere
et que je peux continuer seule maintenant.

dimanche 4 novembre 2007

bordergirl (1)

borderline je suis
avec ce trouble depuis longtemps je vis.
ca veut dire que j'aime
et ca m'en procure de la peine

car je suis terrifee, d'etre abandonnée
de ne pas savoir etre pour te garder
de n'avoir rien de bon a donner
car qui suis je en vrai?

je perds la raison
je me laisse controler par mes emotions
je mets a distance
je fais de la resistance

avec les gens je suis exigeante
avec moi je suis intransigeante
je suis entiere
et un rien me met par terre

je cache ce que je pense
par peur qu'on me rejette
je n'ose pas etre honnete
mais il faut que je me lance

j'en ai marre de toutes mes questions
de toutes mes hesitations
m'en fous des justifications
moi je veux etre bien pour de bon.

cette fois j'y crois

j'ai passé tant d'années à me questionner, à douter
tant d'années à ne pas me faire confiance sur ce qui m'etait arrivé
mais aujourdhui c'est finit
je sais ce que je pense, je sais ce que je dis.

le flou reste sur mon age, sur le commencement..
un jour tu etais pres de moi, normalement.
tu m'as fait des caresses, comme mes parents
mais ensuite tu y es allé trop franchement.

on n'etait pas seuls, c'est peu banal
j'avais peur qu'ils se retournent et me voient
et qu'ils croient
que je faisias quelque chose de mal

mais quel mal car c'est toi qui me touchait
et moi dans ma tete je priais
"s'il vous plait ne vous retournez pas"

au debut je l'avoue, j'ai "aimé"
ce qui n'a fait qu'accentuer mon trouble et ma culpabilité
ensuite j'ai murmué "non pas la s'il te plait"
mais tu n'as pas ecouté, tu as continué.

tu n'as pas eu, tout ce que tu voulais
ma ceinture etait trop serrée.
tu as mis tes mains sur ma poitrine, je te demandais d'arreter
mais la encore tu ne m'as pas ecouté.

peut etre que tu n'as pas entendu
parce que j'etais si perdue...
et enfin tu as arreté
et je suis partie, je voulais me "sauver".

et puis le degout de moi, le doute de tout
mon frere qui joue avec ma cousine, moi qui explose, qui jette ma cousine
qui roue mon frere de coups de pieds
moi qui me reveille la nuit
qui en parle a mon frere si petit

et puis l'oubli, le silence, la peur que ca recommence
l'esquive, encore toujours.
plus personne ne me touche car tout est confusion,
parce qu'accepter de l'un c'est autoriser l'autre.

et puis a nouveau l'horreur et la peur
quand je le vois se tourner vers celle que je considere comme ma soeur
et la réalité que je prends de plein fouet,
quand ma cousine m'a parlé

alors oui tout cela est vrai
et il n'y a pas qu'a moi que c'est arrivé
et ce n'est pas pret de s'arreter
sauf si je me mets a parler

j'ai reculé, je savais que j'allais tout détruire
que tous allaient souffrir
et que ca ne m'aiderait pas a revivre
et tous allaient partir.

je n'arrivais pas à l'arreter
de ce que je voyais je doutais
je le laissais faire et je me detestais
et puis tu m'as délivré.

petit cousin, si petit, si innocent
tu l'as pointé de ton doigt et fermemement
tu l'as empeché d'agir impunément
tu m'as ouvert les yeux heureusement.

alors j'ai parlé
j'ai perdu, j'ai gagné
on a été séparé
et pour moi ca s'est arreté.

mais je me pose tant de questions
pourquoi moi, comment savait il que je garderais ce secret?
car jamais il ne m'a menacé,
d'autres savaient ils?
qu'est ce qui est mal qu'est ce qui est bien?
a quel point ca m'a affecté?

ca commence par quoi?

je crée ce blog pour lutter contre ce sentiment de vide qui m'assaille. pour me donner un but, quelque chose qui me motive un peu dans cette vie assez plate.
je veux sortir ce que j'i en moi, quitte a ensuite me sentir encore plus vide, mais c'est plus la libération qui sera la alors.

pour fuir ce vide, je me remplis.
pour rompre l'ennui je me detruis.
a croire que mes trouble sont infinis...
que ma raison s'enfuit.

je cherche à me rappeler
je veux a nouveau lutter
contre ce qui m'est arrivé
et dont je ne suis pas débarassée.

quand enfance rime avec souffrance
quand adolescence s'unie à silence
alors pour vous j'ai de la mefiance
alors en moi je n'ai plus confiance.

je voudrais aller vers toi
je voudrais croire en moi
je voudrais controler mes emois
je voudrais ne plus etre aux abois.

alors je pars au combat
contre toi papa
contre moi et la,
je ne m'arreterai pas.