dimanche 4 novembre 2007

cette fois j'y crois

j'ai passé tant d'années à me questionner, à douter
tant d'années à ne pas me faire confiance sur ce qui m'etait arrivé
mais aujourdhui c'est finit
je sais ce que je pense, je sais ce que je dis.

le flou reste sur mon age, sur le commencement..
un jour tu etais pres de moi, normalement.
tu m'as fait des caresses, comme mes parents
mais ensuite tu y es allé trop franchement.

on n'etait pas seuls, c'est peu banal
j'avais peur qu'ils se retournent et me voient
et qu'ils croient
que je faisias quelque chose de mal

mais quel mal car c'est toi qui me touchait
et moi dans ma tete je priais
"s'il vous plait ne vous retournez pas"

au debut je l'avoue, j'ai "aimé"
ce qui n'a fait qu'accentuer mon trouble et ma culpabilité
ensuite j'ai murmué "non pas la s'il te plait"
mais tu n'as pas ecouté, tu as continué.

tu n'as pas eu, tout ce que tu voulais
ma ceinture etait trop serrée.
tu as mis tes mains sur ma poitrine, je te demandais d'arreter
mais la encore tu ne m'as pas ecouté.

peut etre que tu n'as pas entendu
parce que j'etais si perdue...
et enfin tu as arreté
et je suis partie, je voulais me "sauver".

et puis le degout de moi, le doute de tout
mon frere qui joue avec ma cousine, moi qui explose, qui jette ma cousine
qui roue mon frere de coups de pieds
moi qui me reveille la nuit
qui en parle a mon frere si petit

et puis l'oubli, le silence, la peur que ca recommence
l'esquive, encore toujours.
plus personne ne me touche car tout est confusion,
parce qu'accepter de l'un c'est autoriser l'autre.

et puis a nouveau l'horreur et la peur
quand je le vois se tourner vers celle que je considere comme ma soeur
et la réalité que je prends de plein fouet,
quand ma cousine m'a parlé

alors oui tout cela est vrai
et il n'y a pas qu'a moi que c'est arrivé
et ce n'est pas pret de s'arreter
sauf si je me mets a parler

j'ai reculé, je savais que j'allais tout détruire
que tous allaient souffrir
et que ca ne m'aiderait pas a revivre
et tous allaient partir.

je n'arrivais pas à l'arreter
de ce que je voyais je doutais
je le laissais faire et je me detestais
et puis tu m'as délivré.

petit cousin, si petit, si innocent
tu l'as pointé de ton doigt et fermemement
tu l'as empeché d'agir impunément
tu m'as ouvert les yeux heureusement.

alors j'ai parlé
j'ai perdu, j'ai gagné
on a été séparé
et pour moi ca s'est arreté.

mais je me pose tant de questions
pourquoi moi, comment savait il que je garderais ce secret?
car jamais il ne m'a menacé,
d'autres savaient ils?
qu'est ce qui est mal qu'est ce qui est bien?
a quel point ca m'a affecté?

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