vendredi 30 novembre 2007

etre enfant (1)

etre un enfant pour moi
c'est avoir le droit de manger des bonbons
c'est laisser trainer ses mains sur les escalators
c'est marchr sans pantoufles
c'est raconter la vie de la maison
c'est avoir le temps d'inviter les copains
c'est les inviter meme si tout n'est pas parfait
c'est parler sans avoir peur de trahir
c'est ne pas entendre maman pleurer
c'est ne pas etre insulté devant des gens
c'est faire des betises
c'est etre betes, ininteressants et que les parents fassent croire le contraire
c'est que l'adulte s'adapte et pas l'inverse
c'est respecter l'intimité, la penseée
etre enfnat c'est ne pas avoir peur

javais peur detre une fille de pute,
javais peur qu'il me "rentre ca a coup de pioche dans la tete"
j'avais peur d'etre dememeuree
de finir a l'anpe, malhuereusue et sans metier
javais peur de le decevoir
javais peur des cris, des postillons qui partent sur moi
javais peur qu'il ne se maitrise plus
javais peur quand il a dit "va chercher la ceinture"
javais peur quand il disait "je vais t'eclater la tete"
j'avais peur car je comprenas pas "putain de race de merde"
j'avais pur qu'il etouffe maman, la muselle
j'avais peur qu'il brutalise sebastian, pour en faire un homme
j'avais peur detre la seule a l'arreter en m'interposant, en le provoquant
je me sentais pas a la hauteur
j'attirais ses foudres, je me placais au centre pour cette illusion de protection.
je pensais il est fou, je pensais que ce tout etait faux.
on etait pas des ratés, non, les profs disaient pas ca. on etaient pas des feignants, mais juste des enfants. on avait pas droits aux plaisirs des enfants comme les cochonneries, les habits, parce qu'il faut economiser, partir en vacances. fallait pas faire de bruit, et puis lui il explosait.
dans les magasins, sur les terrains. on etait des enfants siencieux, on etait "les enfants de".
tout le nous jalouserais, nous voudrais du mal si on parlait de nous. il ne falliat rien dire. nous n'etions personne. nous etions superieures. personne ne nous meriterait, la famille etait le meilleur refuge. la famille etait aus dessus des lois.

et moi je suis devenir pire que ses injonctions. j'ai choisis d'etre ses désirs. je voulais etre perfecte. je m'insatisfaisais de tout ce que je produisais.
on m'avait dite perturbée, bonne a rien, je me suis appliquée a l'etre, et en pire. a me detruire, car c'est tout ce qui le touchait. nos vies, nos corps sont reliés dans son idée, alors soite! je vais etre celle que tu me disias que je serais, je vais choisir detre pire. c'est comme si je n'avais peur de rien pour moi, dnas la destruction.
j'ai montré que si je voulais je pouvais avoir no limit, que les regles du pere ne s'appliquent plus.j'ai cassé tous les miroirs.ouais, no limit, la terreur du coup de sentir cette toute puissance.
maman est partie, sebastian est partis, et moi j'ai l'impresision que je reste. que je reste prisonniere malgré moi de cette loyauté.

je suis celle qui lui en veut en plus, je suis celle qui en a chié et peut etre le plus, mais je suis celle qui l'aime aussi, celle qui n'arrive pas à s'en defaire sans se detruire pour le detruire, pour lui faire saisir ce qui s'est passé!

il est entré en moi et m'entraine a etre sadique avec moi, a etre mon bourreau et ma victime.

Aucun commentaire: