alors la c'est le summum en matiere d'absence de souvenirs. est ce a cause de la monotonie des jours? du traitement?
maman m'a donc amenée. nous sommes arrivées et on a attendues dans le hall. l'intendante m'a faite venir, pour les formalités. je me trouvais pour commencer en chambre double, c'etait pas la fete mais bon...
ensuite j'ai ete recue par la medecin generaliste. je me rappelle qu'elle a ete ultra desagreable par rapport a tout ce que je lui disais. genre : vous n'avez rien a faire ici, que ce soit pour une raison ou pour une autre....bref pas la joie.
ensuite, on a pu monter dans la chambre. heureusement, ma voisine n'etait pas la. c'etait petit, ca me faisiat penser aux vielles chambres de bonnes a paris parce que c'etait pas grand en gros.
ma voisine est arrivée. elle avait bien la cinquantaine, les cheveux courts et les joues rebondies, l'air fatigué. elle s'est calée devant la télé et nous on est sorties. maman est partie, moi je suis restée manger dans la chambre.
quelques jours aprés, j'ai pu avoir une chambre individuelle. manque de chance, je me trouvais pile dans la chambre face a celle d'une mere dont je m'etais occupée. je ne saurais jamais si elle m'a vue, reconnue, a dit quelque chose a son fils ou si elle etait trop sous cachetons pour cela.
j'ai mangé en chambre pendant quelques jours et ensuite je suis descendue manger avec le reste du monde. c'est sur que c'etait plus sympa, meme si je suis bien sauvage, de rencontrer d'autres jeunes. tout le monde me donnait pas plus de 20 ans. j'ai rencontré deux gars puis une fille, les gars plus jeunes mais tres gentils, thibault le mannequin gay et mathieu le rebelle gay. la fille je me rappelle plus, plus vielle que moi. au bout d'un moment, on a fait des ballades dans le pré ensemble, ca me forcait a sortir et pas me cloitrer. bien sur a la fin echange de numeros de telephone mais moi j'ai pas repondu quand ils m'ont envoyé un mot. j'ai deja pas mal de soucis pour gerer toutes mes connaissances lol
question occupations, il y avait de l'ergotherapie, mais je me rappelle plus ce que j'y ai fait. ensuite on est allé au cinéma, ca faisait vraiment sortie des "cas sociaux!", mais ca faisiat sortir. il y avait aussi des ateliers d'expression ou d'ecritures et je pouvais prendre "rendez vous "pour aller sur internet. voila, ca occupait une heure ou deux dans la journee, c'est toujours ca de pris.
en ce qui concerne les soins, ben bien sur les cinq minutes top chrono chaque jours avec le psy, facturées trente euros, mais il etait pas mal ce gars, meme si maintenant je ne me rappelle plus vraiment ce qu'il m'a dit d'interessant....les infirmieres etaient pour la plupart assez gentilles et assez dépassées par mes crises d'angoisses elles aussi....je me rappelle plus trop a vrai dire.
j'y ai passé a peu pres trois semianes et puis la recouvrance m'a appelé pour me dire que je pouvais y aller. ouah, ca avait été si vite tout ca! je leur ai dit que je viendrais en milieu de semaine, ce qui m'a permi de rentrer chez moi entre deux et de faire mes affaires.
que faisaient les parents? est ce que j'ai pu sortir sur des we?
je me rappelle que je sortais sans autorisations pour marcher ou aller a auchan. mais quand j'allais a auchan je faisais des crises, alors le psy m'a dit tout simplement de ne plus sortir avec de l'argent....c'etait un bon depart mais tout n'est pas si simple...
dimanche 30 mars 2008
ACTE 2 : BEAUPUY
L'ambulance est arrivée. on était avec maman dans la chambre et une infirmière venait juste de refuser de me détacher pour aller aux toilettes, donc humiliation à faire dans leur bassin.
on m'a transporté sur un lit roulant jusque dans le camion. Maman a demandé à ce qu'ils l'attendent car elle ne savait pas où se trouvait la clinique et devait récupérer sa voiture garée dehors.
le camion a démarré. l'ambulanciere qui conduisait etait tres gentille avec nous mais tres nerveuse contre tout le reste du monde. l'ambulancier resté avec moi était plus cool et me demandait des renseignements administratifs. Elle a sorti le camion et on a attendu maman en faisant le tour du rond point. ca n'a pas été trés long, et on est parti. pendant tout le trajet, je faisais poliment la causette en verifiant que maman etait toujours derriere (et en me demandant ce qu'elle pensait) et en priant que l'on aille suffisamment loin pour que je ne croise personne de mon boulot.
on a finit par arriver dans un grand parc et j'ai été bien contente de toute cette verdure. je l'ai partagé avec l'ambulancier, je ne savais pas que je n'aurais pas droit à tout ca!on s'est garé et l'ambulanciere a ete se "bagarrer" avec une bonne femme de l'accueil qui n'était pas bien accueillante. maman la secondait.
et puis on est entrée, moi toujours comme une invalide sur ce lit.
j'ai ensuite vite été mise au parfum. on a vidé le sac et on m'a pris bien sur tous les objets qui craingnaient mais aussi le portable, les lacets et le cordon d'un pull. j'ai trouvé cela vraiment abusé!
où était maman alors? partie? me rapelle plus
mais je n'avais pas dit mon dernier mot et dés que j'ai eu deux secondes avec l'infirmiere le dos tourné, j'ai piqué mon portable et mon mp3.
ensuite flash: je suis dans les toilettes, cachée pour avertir mon boulot de mon arret maladie (mon dieu mais qu'ai je pu dire). je raccroche, avec les mains tremblantes et la splash, le portable qui tombe dans les toilettes! heureusement, maman m'en a ramené un dans les quelques heures qui ont suivies. mais ou dormait elle, et ne travaillait elle pas??
en tous cas, on voit bien tout le paradoxe de parents qui veulent faire confiance aux médecins mais détournent les regles des que ca peut les aider a eux, faut pas se voiler la face.
bien sur il ne falliat pas compter avoir de couteaux, on mangeait dans la chambre.
a part un dimanche ou on nous a proposé des activités manuelles, il n'y avait rien d'autre a faire que tourner en rond dans le minuscule jardin boueux. ou alors colorier des mandalas.parce que les infirmières n'avaient pas le temps.
elles étaient présentes cela dit. tous les gens que j'ai croisés la bas étaient la pour etre orientés mais donc contre leur gré et potentiellement dangereux. mais les infirmières etaient tellement chaleureuses que jamais il n'y a eu de debordements, elles geraient avec le sourire. elles ont su etre la pour moi aussi.
parce que faut pas deconner, dans une telle atmosphere, je me rappelle avoir ete pas mal angoissée, de la a en faire des crises et notemment une, a se taper la tete contre les murs. quand les infirmieres ont pu faire que ca aille mieux, elles ont demandé à ce que le psychiatre vienne. et la c'etait la folie parce que ce gars, de remplacement de celle que je devais avoir, etait d'une froideur affolante la premiere fois ou je l'avais vu. et la, il s'est baissée, il a pris ma peluche lapin et il a dit "oh il est mignon, il s'appelle comment?". j'ai meme pas pris la peine de lui répondre, je me sentais pas assez pitoyable pour qu'on me traite comme une gosse...
il y avait aussi le problème de savoir a qui parler parce que les gens semblaient calmes mais je sais tres bien que ca peut déraper sans savoir pourquoi ni comment. de meme, y avait un jeune, comme moi et evidemment aucune personnalité, il arretait pas de me coller. et moi, trop gentille pour dire degage je laissais ce gars a ma botte. apparemment je lui ai donné mon adresse mail car j'ai recu un mail de sa part. bref...
une fois aussi, on a été faire du sport dans une salle. mais pour y aller, ca a été tout un truc, il a fallu attendre le prof, attendre qu'il y ait deux infirmières, une devant le groupe et une autre derriere et bonjour comment on etait encadrés, vive le stress. mais bon, ca m'a permi de sortir de ce huit clos . on est monté et j'ai découvert la veritable fourmillière qui grouillait. des tas de gens, plutot vieux, dans des services ouverts et qui eux avaient la possibilité d'aller dans ces champs que j'avais vu.
parce que oui, j'ai oublié de préciser que nous étions, memebres du sous marins, que des contraints de l'hospitalisation. maman avait du signer une HDT aprés un cafouillages au niveau des psys.
les psys justement, la "mienne" a finit par revenir et avec la pression de maman, elle a tout fait pour accélérer mon transfert. moi j'angoissais que l'HDT complique les choses mais finalement assez rapidement meme si tout paraissait interminable, j'ai ete transférée a aufrery.
c'etait le jour de la greve des taxis. Fonvielle la psy est entrée dans ma chambre pour m'annoncer la nouvelle. ensuite, ils se sont encore bien appuyés sur la présence de maman pour qu'elle m'amene la bas.
on m'a transporté sur un lit roulant jusque dans le camion. Maman a demandé à ce qu'ils l'attendent car elle ne savait pas où se trouvait la clinique et devait récupérer sa voiture garée dehors.
le camion a démarré. l'ambulanciere qui conduisait etait tres gentille avec nous mais tres nerveuse contre tout le reste du monde. l'ambulancier resté avec moi était plus cool et me demandait des renseignements administratifs. Elle a sorti le camion et on a attendu maman en faisant le tour du rond point. ca n'a pas été trés long, et on est parti. pendant tout le trajet, je faisais poliment la causette en verifiant que maman etait toujours derriere (et en me demandant ce qu'elle pensait) et en priant que l'on aille suffisamment loin pour que je ne croise personne de mon boulot.
on a finit par arriver dans un grand parc et j'ai été bien contente de toute cette verdure. je l'ai partagé avec l'ambulancier, je ne savais pas que je n'aurais pas droit à tout ca!on s'est garé et l'ambulanciere a ete se "bagarrer" avec une bonne femme de l'accueil qui n'était pas bien accueillante. maman la secondait.
et puis on est entrée, moi toujours comme une invalide sur ce lit.
j'ai ensuite vite été mise au parfum. on a vidé le sac et on m'a pris bien sur tous les objets qui craingnaient mais aussi le portable, les lacets et le cordon d'un pull. j'ai trouvé cela vraiment abusé!
où était maman alors? partie? me rapelle plus
mais je n'avais pas dit mon dernier mot et dés que j'ai eu deux secondes avec l'infirmiere le dos tourné, j'ai piqué mon portable et mon mp3.
ensuite flash: je suis dans les toilettes, cachée pour avertir mon boulot de mon arret maladie (mon dieu mais qu'ai je pu dire). je raccroche, avec les mains tremblantes et la splash, le portable qui tombe dans les toilettes! heureusement, maman m'en a ramené un dans les quelques heures qui ont suivies. mais ou dormait elle, et ne travaillait elle pas??
en tous cas, on voit bien tout le paradoxe de parents qui veulent faire confiance aux médecins mais détournent les regles des que ca peut les aider a eux, faut pas se voiler la face.
bien sur il ne falliat pas compter avoir de couteaux, on mangeait dans la chambre.
a part un dimanche ou on nous a proposé des activités manuelles, il n'y avait rien d'autre a faire que tourner en rond dans le minuscule jardin boueux. ou alors colorier des mandalas.parce que les infirmières n'avaient pas le temps.
elles étaient présentes cela dit. tous les gens que j'ai croisés la bas étaient la pour etre orientés mais donc contre leur gré et potentiellement dangereux. mais les infirmières etaient tellement chaleureuses que jamais il n'y a eu de debordements, elles geraient avec le sourire. elles ont su etre la pour moi aussi.
parce que faut pas deconner, dans une telle atmosphere, je me rappelle avoir ete pas mal angoissée, de la a en faire des crises et notemment une, a se taper la tete contre les murs. quand les infirmieres ont pu faire que ca aille mieux, elles ont demandé à ce que le psychiatre vienne. et la c'etait la folie parce que ce gars, de remplacement de celle que je devais avoir, etait d'une froideur affolante la premiere fois ou je l'avais vu. et la, il s'est baissée, il a pris ma peluche lapin et il a dit "oh il est mignon, il s'appelle comment?". j'ai meme pas pris la peine de lui répondre, je me sentais pas assez pitoyable pour qu'on me traite comme une gosse...
il y avait aussi le problème de savoir a qui parler parce que les gens semblaient calmes mais je sais tres bien que ca peut déraper sans savoir pourquoi ni comment. de meme, y avait un jeune, comme moi et evidemment aucune personnalité, il arretait pas de me coller. et moi, trop gentille pour dire degage je laissais ce gars a ma botte. apparemment je lui ai donné mon adresse mail car j'ai recu un mail de sa part. bref...
une fois aussi, on a été faire du sport dans une salle. mais pour y aller, ca a été tout un truc, il a fallu attendre le prof, attendre qu'il y ait deux infirmières, une devant le groupe et une autre derriere et bonjour comment on etait encadrés, vive le stress. mais bon, ca m'a permi de sortir de ce huit clos . on est monté et j'ai découvert la veritable fourmillière qui grouillait. des tas de gens, plutot vieux, dans des services ouverts et qui eux avaient la possibilité d'aller dans ces champs que j'avais vu.
parce que oui, j'ai oublié de préciser que nous étions, memebres du sous marins, que des contraints de l'hospitalisation. maman avait du signer une HDT aprés un cafouillages au niveau des psys.
les psys justement, la "mienne" a finit par revenir et avec la pression de maman, elle a tout fait pour accélérer mon transfert. moi j'angoissais que l'HDT complique les choses mais finalement assez rapidement meme si tout paraissait interminable, j'ai ete transférée a aufrery.
c'etait le jour de la greve des taxis. Fonvielle la psy est entrée dans ma chambre pour m'annoncer la nouvelle. ensuite, ils se sont encore bien appuyés sur la présence de maman pour qu'elle m'amene la bas.
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