samedi 25 octobre 2008

la chute 1

petit a petit, la lumiere se fait sur ce qui s'est passé l'année dernière....

j'etais enfin arrivée la où je souhaitais aller. j'avais un boulot qui m'apportait de la reconnaissance sociale, qui me valorisait. je m'y sentais bien, je m'entendais bien avec mes collegues..

...mais petit a petit j'ai commencé a me mettre la pression, a m'en imposer toujours plus.
je passais mon temps a travailler, me demandant toujours avec angoisse si ce que je faisais etait bien. j'avais peur de decevoir ce patron qui j'appreciais mais que je sentais aussi exigeant que moi.
j'ai donc voulu placer mes exigences au dessus des siennes.
il y avait aussi cette ambiance avec la procedure pour harcelement qui me faisait travailler la tete. je ne savais pas sur quel pied danser, j'avais peur.
je gardais toutes mes aventures et tout mon ressenti a propos du boulot pour moi, je ne savais pas le faire partager. je gardais cela en moi comme une bombe a retardement.
la colere et la souffrance des gens venaient alimenter les miennes sans que je puisse m'en decoller. elles me faisaient vibrer, elles me detruisaient tout en me faisant me sentir vivante.

j'avais un physique que j'entretenais sans difficulté, qui plaisait , qui faisait debat aussi des fois...

....mais je ne m'en sentais pas maitre. depuis que j'avais perdu du poids, je ne m'etais jamais vraiment appropprié ce corps, je me disais toujours que j'allais regrossir.
alors je le privais, encore et encore, jusqu' a le rendre fou...quand j'ai commencé a perdre le controle sur lui, j'ai su que je perdais le controle sur ma vie..

je m'entendais bien avec ma famille...

...oui mais le depart de Sebastian venait faire un desequilibre important, que j'apprehendais. je ne voulais pas me retrouver le seul enfant lors des we.
de plus, on avancait beaucoup avec ma psychologue sur mon enfance, l'ambiance familiale et cela provoquait chez moi des questionnements tres douloureux, je ne savais plus si j'eprouvais de la colere, de la tristesse..je me sentais seule a devoir gerer cela, ca me debordait, les souvenirs, les questions, les emotions, je me suis noyée

j'avais des amies, des copines...
...je portais toujours un masque, qui m'epuisait, je me perdais dans les rencontres. je passais mon temps a droite et a gauche, jamais du temps pour moi, je ne savais pas faire...je me sentais terriblement seule.il n'y avait que laetitia qui etait vraiment la.
mais plus je me sentais mal et plus je cherchais a me couper, pour ne pas faire souffrir , pour ne pas perdre.
j'aurais voulu rencontrer quelqu'un qui m'apporte cet amour qui me manquait tant mais je me rendais bien compte que je n'etais pas prete, bloquée alors que toutes les circonstances etaient reunies.je culpabilisais et je m'angoissais.

en fait, j'etais arrivée en haut, j'avais atteint mon but dans pleins de domaines et je ne voyais aucun sens a tout cela. je ne prenais aucun plaisir a cela. au contraire je m'en imposais toujours plus, aller plus haut que le ciel pour etre sur que meme si on tombe un peu on perde pas tout.
je recoltais le fruit de mes combats et du coup ma vie se trouvait vide de sens. je devais aujourdhui me battre pour garder et non pas pour conquerir et cela me paraissait bien plus angoissant.
ce risque de perdre...

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