depuis quelques jours, mon portable sonne d'un numero inconnu. un numero de portable dont je ne peux retrouver l'originaire sur internet.
surement une erreure ou quelqu'un qui cherche a me joindre pour du boulot.
oui mais voila, en cette periode de mon anniversaire, je ne peux m'empecher de penser que cest autre chose. je ne peux m'empecher de penser que cest quelquun de ma famille qui tente d'entrer en contact avec moi.
oui, cette famille que je ne vois plus, que je hais mais dont je me rends compte avec peine que jusque au bout jespererais quelle cherche a me parler, a me dire des choses gentilles...j'ai limpression que connement j'attendrais cela jusqu'a mon dernier souffle...
j'aurais envie que ce soit nathalie qui m'appelle..pourquoi je compte encore sur elle? parce que j'ai limpression que cest elle qui m'a permi de faire la lumiere dans ma tete sur tout ce qui se passait.
je ne voulais pas etre pesante pour elle, je ne veux l'etre pour personne avec cette hsitoire alors les choses restent pour moi. mais meme cela ce netait pas suffisant et un beau jour, elle m'a dit au telephone "tu sais je prefererais que tu ne m'appelles plus parce que ta voix me fait faire des cauchemards". quand elle a dit cela jetais seule au foyer, je me sentais desesperemment seule et elle me lachait elle aussi. pourtant je jure sur ma vie que je n'avais jamais ete un boulet, que je ne lui en parlais presque jamais. oauis mais peut etre qu'elle a sentie que jetais faible et que je n'avancerais jamais et elle a prefere prendre son envol. remarque je me dis que bien lui en a pris. parce que boulet je suis, boulet je resterais...
des fois je cherche son numero ou son adresse sur les pages jaunes, juste pour savoir si elle voudrait bien me parler a nouveau. juste pour que je sache ce que j'ai fait de mal...
oui alors bien sur on va me dire que je n'ai rien fait de mal. oui mais cest si dur a croire parce que cest quand meme moi qui ait ete enfermée. je n''ai rien "fait" de mal mais j'ai mal gérée.
bon..je ne parle plus jamais de cela parce que le passé doit rester le passé. je suis incapable den parler avec ma psy. oui pas capable parce que je ne saurais quoi en dire. je me sens coupable de tout, je me sens morveuse dans mon ressenti. si je n'avais pas lu le compte rendu de la police je ne serais meme pas sure que ce qu'il a fait est mal. sur moi tout parait normal, banal. ma psy dit que j'ai du mal a mesurer le retentissement que cela a eu sur moi. brave femme, moi je me dis que c'est arriver a quelqu'un d'autre,un autre corps qui n'est pas le mien,et du coup je n'ai nullement de souffrance directe par rapport a cela etrangement.
la seule souffrance que jai concerne les dommages colatéraux. je me degoute a nen plus finir de l'avoir vu et laisser faire sur amandine. je m'en veux a mourir de m'etre poser cette question "est ce normal? que dois je faire c'est notre oncle, il sait ce quil fait quand meme, cest toi qui te faits des histoires, arretes un peu et ne fais pas de scandales". cest drole, cette voix ne me quitte jamais, elle vient toujours me tarabuster, me dire que je suis une pleureuse qui a exagérer les choses et que si je ne les ai pas exagérer et bien cest que je suis une complice de par mes silences.
mercredi 26 novembre 2008
mardi 18 novembre 2008
allez vous en...
je voudrais chasser les doutes en moi,
je voudrais chasser les peurs,
je voudrais chasser mes impulsions..
oui mais alors je me chasserais moi...
je ne suis (pas) que doutes et incertitudes et mon passé et marqué par mes passages a l'actes...
je comprends que je ne sais que construire et detruire, reconstruire et redetruire mais jamais garder...
quand je touche au but je me perds, quand je touche au but je me retrouve face a moi, face a rien. je suis animée des defis que je me lance et quand ils sont atteints je ne sais pas m'en satisfaire, je gomme tout.
j'ai des envies de perfections comme des envies de destructions.
j'ai des envies de tout arreter.
pourquoi cela alors que les choses se reconstruisent, alors que je touche du doigt mon premier objectif? peut etre parce que je suis deja dans le second...course en avant, course effrenée, qui me laisse hors d'haleine.
mon second objectif est le boulot, mon troisieme est la construction d'une vie familiale...
je me dis qu'il faut que je me grouille pour tout cela, qu'il est quand meme temps de s'y mettre serieusement.
et la...
moi qui ai toujours su ce que je voulais faire dans ma vie, de ma vie, je me trouve face a rien, face a des peurs et des incapacités mais pas face a des envies, pas face a des reves...
j'ai l'impression que mes pensées ne sont que grilles de performances et choses a reussir, a obtenir. j'ai une image de la normalité à laquelle je veux coller pour me rassurer mais dont je me demarque parce qu'elle m'etouffe et ne me convient pas.
je suis dans de constants paradoxes et ambivalences qui me lassent, qui me font reflechir, qui me font tourner en rond.
l'envie de n'etre plus rien, gommée de la carte, pour fuir tout cela....
je voudrais chasser les peurs,
je voudrais chasser mes impulsions..
oui mais alors je me chasserais moi...
je ne suis (pas) que doutes et incertitudes et mon passé et marqué par mes passages a l'actes...
je comprends que je ne sais que construire et detruire, reconstruire et redetruire mais jamais garder...
quand je touche au but je me perds, quand je touche au but je me retrouve face a moi, face a rien. je suis animée des defis que je me lance et quand ils sont atteints je ne sais pas m'en satisfaire, je gomme tout.
j'ai des envies de perfections comme des envies de destructions.
j'ai des envies de tout arreter.
pourquoi cela alors que les choses se reconstruisent, alors que je touche du doigt mon premier objectif? peut etre parce que je suis deja dans le second...course en avant, course effrenée, qui me laisse hors d'haleine.
mon second objectif est le boulot, mon troisieme est la construction d'une vie familiale...
je me dis qu'il faut que je me grouille pour tout cela, qu'il est quand meme temps de s'y mettre serieusement.
et la...
moi qui ai toujours su ce que je voulais faire dans ma vie, de ma vie, je me trouve face a rien, face a des peurs et des incapacités mais pas face a des envies, pas face a des reves...
j'ai l'impression que mes pensées ne sont que grilles de performances et choses a reussir, a obtenir. j'ai une image de la normalité à laquelle je veux coller pour me rassurer mais dont je me demarque parce qu'elle m'etouffe et ne me convient pas.
je suis dans de constants paradoxes et ambivalences qui me lassent, qui me font reflechir, qui me font tourner en rond.
l'envie de n'etre plus rien, gommée de la carte, pour fuir tout cela....
mardi 11 novembre 2008
dire que...
dire que j'en ai marre..
marre de moi
marre parce que je fous tout le temps tout par terre
marre parce que je ne suis pas capable de relativiser
marre de me descendre
marre parce que hier ca allait tres bien, que j'ai passé la journee a jubiler et a m'epuiser
et que du coup aujourdhui jetais epuisée, plus sur mes gardes, d'ou le craquage
marre de devoir tout le temps etre sur ses gardes
marre de mes doutes de mes interrogations, de mes rechutes (mais peut on dire que j'avais monter quelque chose?), marre de moi, de ma vie qui rime a rien, non a rien vraiment.
je sais pas ce que je veux faire, je sais pas ce que je vais faire..
je me sens pas capable d'aimer, d'avoir une relation, une famille..alors a quoi ca rime?
je vais avoir 27 ans mais je suis d'une imaturité affective a pleurer..
je vais avoir 27 ans mais je ne suis meme pas foutue de m'occuper de moi
je suis sans volonté, sans motivation..
je suis sure que demain je vais meme pas etre capable d'aller au sport, que je vais tout lacher, retomber dans le cauchemard..
j'ai envie de pleurer de mon absence de force ce soir.
je vais aller me coucher, je voudrais que le sommeil m'emporte loin de moi..
mais je suis sure que mon ventre va me faire souffrir, que mon corps va bien se rappeler a mon bo souvenir..
tous ces efforts gachés tout mis entre parentheses, je me maudis..
voila, les larmes coulent de cette impulsivité que je ne maitrise toujours pas..
de ces emotions extremes dans le bien et dans le mal
dans la solitude qui m'etouffe et dans laquelle je me blottis ce soir a nouveau
plus envie de parler, de voir personne, de vivre
plus envie de rien parce que tout est nul, tout est illusion,tout est a jeter.
marre de moi
marre parce que je fous tout le temps tout par terre
marre parce que je ne suis pas capable de relativiser
marre de me descendre
marre parce que hier ca allait tres bien, que j'ai passé la journee a jubiler et a m'epuiser
et que du coup aujourdhui jetais epuisée, plus sur mes gardes, d'ou le craquage
marre de devoir tout le temps etre sur ses gardes
marre de mes doutes de mes interrogations, de mes rechutes (mais peut on dire que j'avais monter quelque chose?), marre de moi, de ma vie qui rime a rien, non a rien vraiment.
je sais pas ce que je veux faire, je sais pas ce que je vais faire..
je me sens pas capable d'aimer, d'avoir une relation, une famille..alors a quoi ca rime?
je vais avoir 27 ans mais je suis d'une imaturité affective a pleurer..
je vais avoir 27 ans mais je ne suis meme pas foutue de m'occuper de moi
je suis sans volonté, sans motivation..
je suis sure que demain je vais meme pas etre capable d'aller au sport, que je vais tout lacher, retomber dans le cauchemard..
j'ai envie de pleurer de mon absence de force ce soir.
je vais aller me coucher, je voudrais que le sommeil m'emporte loin de moi..
mais je suis sure que mon ventre va me faire souffrir, que mon corps va bien se rappeler a mon bo souvenir..
tous ces efforts gachés tout mis entre parentheses, je me maudis..
voila, les larmes coulent de cette impulsivité que je ne maitrise toujours pas..
de ces emotions extremes dans le bien et dans le mal
dans la solitude qui m'etouffe et dans laquelle je me blottis ce soir a nouveau
plus envie de parler, de voir personne, de vivre
plus envie de rien parce que tout est nul, tout est illusion,tout est a jeter.
lundi 10 novembre 2008
et la lumiere sera
c'est la phrase du jour, elle me trotte dans la tete depuis ce matin..
un matin d'euphorie, comme j'en connais parfois, de ces moments ou bien sur tout l'extreme de mes emotions se manifeste...
mais c'est si bon quand cela se manifeste dans ce sens.
je ne cesse de me repeter que les choses ne peuvent que s'arranger, que je vais "y arriver" (a quoi, ca reste encore a determiner),que si j'ai reussi a depasser tout ce que j'ai traversé et bien je peux donc continuer a avancer, encore et toujours...
bizarrement dans ces moments de bonheur, j'ai peur que cela s'envole, je lutte contre les mauvaises pensées qui reviennent, les doutes sur ce que je fais ou ce que je vais faire...
et puis aussi des pensées qu'il pourrait arriver quelque chose de grave soudainement a mes proches, que du coup mon bonheur serait ecourté par une circonstance exterieure et plus par moi. oui, la peur que des que je suis heureuse il puisse arriver quelque chose de grave aux gens que j'aime..etrange tout de meme.
il ne faut pas s'arreter la dessus, je le sais bien.
hier soir, comme depuis plusieurs soirs, la crise me tendait les bras. elle m'appelait, elle me faisait croire que je trouverais en elle le reconfort apres le depart de ma mere. elle me faisait croire que sans elle je n'etais rien, que de toute facon j'avais deja trop manger.il n'y avait dans ma tete que du pain (allez comprendre), je ne pouvais plus regarder le film a la tele, je ne pouvais plus me concentrer. je n'arrivais pas a aller me coucher.
et puis elle a finit par partir, par me laisser tranquille. je l'ai senti, dans mon ventre, dans ma tete, je l'ai senti.
ce matin cela allait mieux, le sport a liberé ses endorphines et m'a laissé dans une attitude de beatitude preque naive...
aujourdhui beaucoup de gens sont en congés, alors je me dis que ce n'est pas si grave si je n'ai pas un emploi du temps de ministre, que je ne serais pas a contre courant..
anonyme je voulais juste te glisser un mot car tes commentaires sont d'une justesse qui me touche beaucoup. tu as une grande sensibilité a l'autre a ce que l'on dirait et tu m'aides a mieux me comprendre. je te remercie.
un matin d'euphorie, comme j'en connais parfois, de ces moments ou bien sur tout l'extreme de mes emotions se manifeste...
mais c'est si bon quand cela se manifeste dans ce sens.
je ne cesse de me repeter que les choses ne peuvent que s'arranger, que je vais "y arriver" (a quoi, ca reste encore a determiner),que si j'ai reussi a depasser tout ce que j'ai traversé et bien je peux donc continuer a avancer, encore et toujours...
bizarrement dans ces moments de bonheur, j'ai peur que cela s'envole, je lutte contre les mauvaises pensées qui reviennent, les doutes sur ce que je fais ou ce que je vais faire...
et puis aussi des pensées qu'il pourrait arriver quelque chose de grave soudainement a mes proches, que du coup mon bonheur serait ecourté par une circonstance exterieure et plus par moi. oui, la peur que des que je suis heureuse il puisse arriver quelque chose de grave aux gens que j'aime..etrange tout de meme.
il ne faut pas s'arreter la dessus, je le sais bien.
hier soir, comme depuis plusieurs soirs, la crise me tendait les bras. elle m'appelait, elle me faisait croire que je trouverais en elle le reconfort apres le depart de ma mere. elle me faisait croire que sans elle je n'etais rien, que de toute facon j'avais deja trop manger.il n'y avait dans ma tete que du pain (allez comprendre), je ne pouvais plus regarder le film a la tele, je ne pouvais plus me concentrer. je n'arrivais pas a aller me coucher.
et puis elle a finit par partir, par me laisser tranquille. je l'ai senti, dans mon ventre, dans ma tete, je l'ai senti.
ce matin cela allait mieux, le sport a liberé ses endorphines et m'a laissé dans une attitude de beatitude preque naive...
aujourdhui beaucoup de gens sont en congés, alors je me dis que ce n'est pas si grave si je n'ai pas un emploi du temps de ministre, que je ne serais pas a contre courant..
anonyme je voulais juste te glisser un mot car tes commentaires sont d'une justesse qui me touche beaucoup. tu as une grande sensibilité a l'autre a ce que l'on dirait et tu m'aides a mieux me comprendre. je te remercie.
jeudi 6 novembre 2008
s'automotiver!
le matin ce n'est pas toujours evident de me lever pour aller a la salle de sport. meme si quand j'y suis je prends du plaisir et que j'en fais de plus en plus, comme pour me depasser continuellement.
ce qui me peine c'est que j'ai l'impression que mon entourage ne suit pas, que mes copines , ne valident pas mes choix, ne cherchent pas a comprendre que tout ce que je fais je le fais pour m'eloigner de ma souffrance. c'est comme si on me disait "ma pauvre fille, a chaque fois tu as tout faux",.
chacun y va de sa petite reflexion, de sa mise en garde, de son commentaire...mais ou etaient ils donc tous quand je m'enfoncais, quand je me detruisais?? j'etais seule, et je vais me remettre seule si le fait de dire ce que je fais et ce que je pense attire ainsi les commentaires.
oui, je vais me butter, seule contre tous, seule avec ma tete. je me moque de ce que tout le monde dit. je n'ai pas besoin de douter de moi, j'ai besoin detre encouragée, soutenue.
oui j'avoue que le regard des autres a toujours de l'importance pour moi!
bien sur que j'ai peur de me tromper, d'en faire trop, mais comment s'arreter quand on se fixe un but?
oh oui c'est un but bien futile, bien illusoire, qui ne me rendra pas le sourire eternel pour autant.
mais je viens de passer tellement de mois sans but, pourquoi freiner mes elans quand enfin je me reveille?
me freiner pour mon bien?
au fil de mes experiences, j'ai appris ce qui etait bon pour moi..et meme si parfois je semble sur la corde raide, meme si je peux faire peur avec mes attitudes de funambules, je sais ce que je fais et je finis toujours par retomber sur mes pattes.
j'ai appris a ne pas juger ceux qui m'entourent, leur mode de vie, et eux meme me le demandent. pourquoi me jugent ils alors?
j'ai peur de ne pas tenir le coup, de m'effondrer et d'entendre des "on te l'avait bien dit", j'ai peur de m'effondrer..
et j'ai peut etre peur aussi d'atteindre ce but et de me sentir toujours aussi vide...
avancer, seule, je sais faire et ca ne m'a jamais fait peur, alors je suis bien determinée a continuer
ce qui me peine c'est que j'ai l'impression que mon entourage ne suit pas, que mes copines , ne valident pas mes choix, ne cherchent pas a comprendre que tout ce que je fais je le fais pour m'eloigner de ma souffrance. c'est comme si on me disait "ma pauvre fille, a chaque fois tu as tout faux",.
chacun y va de sa petite reflexion, de sa mise en garde, de son commentaire...mais ou etaient ils donc tous quand je m'enfoncais, quand je me detruisais?? j'etais seule, et je vais me remettre seule si le fait de dire ce que je fais et ce que je pense attire ainsi les commentaires.
oui, je vais me butter, seule contre tous, seule avec ma tete. je me moque de ce que tout le monde dit. je n'ai pas besoin de douter de moi, j'ai besoin detre encouragée, soutenue.
oui j'avoue que le regard des autres a toujours de l'importance pour moi!
bien sur que j'ai peur de me tromper, d'en faire trop, mais comment s'arreter quand on se fixe un but?
oh oui c'est un but bien futile, bien illusoire, qui ne me rendra pas le sourire eternel pour autant.
mais je viens de passer tellement de mois sans but, pourquoi freiner mes elans quand enfin je me reveille?
me freiner pour mon bien?
au fil de mes experiences, j'ai appris ce qui etait bon pour moi..et meme si parfois je semble sur la corde raide, meme si je peux faire peur avec mes attitudes de funambules, je sais ce que je fais et je finis toujours par retomber sur mes pattes.
j'ai appris a ne pas juger ceux qui m'entourent, leur mode de vie, et eux meme me le demandent. pourquoi me jugent ils alors?
j'ai peur de ne pas tenir le coup, de m'effondrer et d'entendre des "on te l'avait bien dit", j'ai peur de m'effondrer..
et j'ai peut etre peur aussi d'atteindre ce but et de me sentir toujours aussi vide...
avancer, seule, je sais faire et ca ne m'a jamais fait peur, alors je suis bien determinée a continuer
mercredi 5 novembre 2008
commentaires
peu de lecteurs ont l'adresse de ce blog...
peu passent par ici...
ceux qui y passent ne sont donc pas inapercus, surtout quand ils voient juste...
mandoue, tu sais toute l'affection que j'ai pour toi, et j'espere qu'un de ces quatres je lirais tes ecrits que j'aime tant
anonyme, je ne sais pas qui tu es ni si tu me connais mais sache que tes commentaires me touchent beaucoup car ils font mouche a chaque fois...et ca me titille forcement de savoir qui est derriere...:)
peu passent par ici...
ceux qui y passent ne sont donc pas inapercus, surtout quand ils voient juste...
mandoue, tu sais toute l'affection que j'ai pour toi, et j'espere qu'un de ces quatres je lirais tes ecrits que j'aime tant
anonyme, je ne sais pas qui tu es ni si tu me connais mais sache que tes commentaires me touchent beaucoup car ils font mouche a chaque fois...et ca me titille forcement de savoir qui est derriere...:)
mardi 4 novembre 2008
le controle et la dureté
je suis dans une phase de controle intense, de perfection, de recherche de la pureté totale...
je cherche a fuir le vide que j'eprouve, le doute qui me tenaille chaque jour...
je cherche a me prouver que je suis capable de, que je peux maitriser ma vie.
la psy m'explique que ce n'est pas la peine de chercher a faire plus d'activités, que le probleme vient du fait que je me sente trop mal en moi et avec moi pour me supporter de toute facon.
que le doute est une machine implacable chez moi qui vient tout detruire avec des raisonnements erronnés.
que je fais toujours les choses dans l'extreme comme pour me punir, comme si je ne meritais pas de...
j'ai ete si faible pendant cette année..et puis je n'arrive pas a contrer ces raisonnements qui me tournent la tete et me plongent dans la perplexité et l'instabilité. alors je gere, je controle, je me morfonds de ne pas obtenir les resultats attendus vus les sacrifices...
mais je tiendrais, ma tete est plus forte que tout cela!
je cherche a fuir le vide que j'eprouve, le doute qui me tenaille chaque jour...
je cherche a me prouver que je suis capable de, que je peux maitriser ma vie.
la psy m'explique que ce n'est pas la peine de chercher a faire plus d'activités, que le probleme vient du fait que je me sente trop mal en moi et avec moi pour me supporter de toute facon.
que le doute est une machine implacable chez moi qui vient tout detruire avec des raisonnements erronnés.
que je fais toujours les choses dans l'extreme comme pour me punir, comme si je ne meritais pas de...
j'ai ete si faible pendant cette année..et puis je n'arrive pas a contrer ces raisonnements qui me tournent la tete et me plongent dans la perplexité et l'instabilité. alors je gere, je controle, je me morfonds de ne pas obtenir les resultats attendus vus les sacrifices...
mais je tiendrais, ma tete est plus forte que tout cela!
samedi 1 novembre 2008
l'histoire est en marche
vous trouverez plus bas des articles que j'ai ecris pour coucher par ecrit tout ce qui s'est passé depuis le debut de cette maladie.
plus j'avance et plus je veux mettre de la distance, ce qui ne veut pas dire oublier. mais reflechir pour comprendre...
aujourdhui je cours contre le temps, pour retrouver une image de moi que j'aime. la course des chiffres se poursuit, elle semble infiniment longue...
mais je me dis qu'il faut bien un premier pas, puis un deuxieme pour enfin arriver au bout du chemin...
bon courage pour la lecture....
plus j'avance et plus je veux mettre de la distance, ce qui ne veut pas dire oublier. mais reflechir pour comprendre...
aujourdhui je cours contre le temps, pour retrouver une image de moi que j'aime. la course des chiffres se poursuit, elle semble infiniment longue...
mais je me dis qu'il faut bien un premier pas, puis un deuxieme pour enfin arriver au bout du chemin...
bon courage pour la lecture....
le debut du controle
mai 2004, je suis a la fac. fin de l'année, je veux me faire un percing au ventre. mais pas question que ce soit aussi facile que ca.
je m'impose deux choses: avoir un ventre plat et la mention a mon examen
je commence donc un regime, moi qui n'en n'ai jamais fait. je suis d'allure sportive, je fais 1m80 et mon poids oscille entre 70 et 72.
je commence a m'interesser a la dietetique, aux valeurs nutritionnelles. je vais courir tous les jours et pour mon ventre je fais des abdos.
je bannis les corps gras puis les corps sucré. au debut, ma famille prend ca pour une lubie. ensuite ca vient les perturber parce que meme quand je suis chez eux, j'impose que les cuissons soient sans huiles, je bannis de chez eux les frites.
assez vite les gens voient que je perds. je ne sais mathematiquement plus combien j'ai perdu en combien de temps. j'ai atteinsds 65 kg, premier palier que je m'etais fixé. apres beaucoup d'efforst et de privations.
mes copines, jalouses je pense me disaieit "mais t'as le droit de manger tu sais". je mangeais mais je selectionnais.
aller au restaurant etait un vrai calvaire pour moi qui etait restée gourmande. je me demanbdais toujours ce que je devais prendre en ce que je voulais et ce que "j'avais le droit". si je m'autorisais quelque chose et que ce n'etait pas parfait, je piquaus une crise. c'etait assez frustrant pour moi et tres desagreable pour mon entourage.
je me suis mise a avoir des rituels pour manger, dans un certain ordre. manger tres doucement pour en profiter un max du peu que je mangeais. je notais tout. il fallait aussi que ce soit tres chaud. car quand c'est tres chaud tu manges moins vite et tu sens plus le gout des aliments.
et puis j'avais froid aux mains, aux pieds, j'etais fatiguiée et parfois irritable. je me reveillais tot, parce que j'avais hate de prendre mon petit dejeuner, a base de cereales sucrées mais regime, et qui me faisait un plaisir fou.
je me pesais tous les jours.
apres j'ai levé le pied mais j'ai continué a manger peu et a faire du sport. je suis descendue a 63.
avec cette alimentation desequilibrée, mon organisme n'a plus suivit, j'ai ete blessé aux talons d'achille j'ai du arreter le sport.
pour moi ca a ete une catastrophe, car je ne m'autorisais a manger que si j'avais eu une depense physique avant. manger juste pour survivre, manger cela se merite.
mais j'avais pris l'habitude d'une alimentation légère et rien ne se passa. mon poids se stabilisa.
en trois ans il n'a pas bougé. et puis en 2007, je ne me sentais pas tres bien, j'ai commencé a recommencer le controle et je suis tombée a 59,9. symbolique. j'etais tres fiere.
tout le monde me disait que jetais trop maigre, que ce n'etait plus joli, que j'allais me casser.
mais moi je ne vvias pas cela comme ca, j'aaangoisais juste de reprendre du poids, je me demandais comment j'avais reussi a aller jusuque la, je regardais les filles dans le metro (pourtant plus grosses que moi), et je me demandais par quel exploit elles etaient aussi minces, ce qu'elles pouvaient bien manger de moins que moi.
quand j'etais invité c'etait une fete cat c'est les seuls momenst ou je m'autorisais a manger, le reste du temps ce n'etait que restrictions et repas monotones. mais je me sentias en securité dans ce monde repetiif de controle.
je m'impose deux choses: avoir un ventre plat et la mention a mon examen
je commence donc un regime, moi qui n'en n'ai jamais fait. je suis d'allure sportive, je fais 1m80 et mon poids oscille entre 70 et 72.
je commence a m'interesser a la dietetique, aux valeurs nutritionnelles. je vais courir tous les jours et pour mon ventre je fais des abdos.
je bannis les corps gras puis les corps sucré. au debut, ma famille prend ca pour une lubie. ensuite ca vient les perturber parce que meme quand je suis chez eux, j'impose que les cuissons soient sans huiles, je bannis de chez eux les frites.
assez vite les gens voient que je perds. je ne sais mathematiquement plus combien j'ai perdu en combien de temps. j'ai atteinsds 65 kg, premier palier que je m'etais fixé. apres beaucoup d'efforst et de privations.
mes copines, jalouses je pense me disaieit "mais t'as le droit de manger tu sais". je mangeais mais je selectionnais.
aller au restaurant etait un vrai calvaire pour moi qui etait restée gourmande. je me demanbdais toujours ce que je devais prendre en ce que je voulais et ce que "j'avais le droit". si je m'autorisais quelque chose et que ce n'etait pas parfait, je piquaus une crise. c'etait assez frustrant pour moi et tres desagreable pour mon entourage.
je me suis mise a avoir des rituels pour manger, dans un certain ordre. manger tres doucement pour en profiter un max du peu que je mangeais. je notais tout. il fallait aussi que ce soit tres chaud. car quand c'est tres chaud tu manges moins vite et tu sens plus le gout des aliments.
et puis j'avais froid aux mains, aux pieds, j'etais fatiguiée et parfois irritable. je me reveillais tot, parce que j'avais hate de prendre mon petit dejeuner, a base de cereales sucrées mais regime, et qui me faisait un plaisir fou.
je me pesais tous les jours.
apres j'ai levé le pied mais j'ai continué a manger peu et a faire du sport. je suis descendue a 63.
avec cette alimentation desequilibrée, mon organisme n'a plus suivit, j'ai ete blessé aux talons d'achille j'ai du arreter le sport.
pour moi ca a ete une catastrophe, car je ne m'autorisais a manger que si j'avais eu une depense physique avant. manger juste pour survivre, manger cela se merite.
mais j'avais pris l'habitude d'une alimentation légère et rien ne se passa. mon poids se stabilisa.
en trois ans il n'a pas bougé. et puis en 2007, je ne me sentais pas tres bien, j'ai commencé a recommencer le controle et je suis tombée a 59,9. symbolique. j'etais tres fiere.
tout le monde me disait que jetais trop maigre, que ce n'etait plus joli, que j'allais me casser.
mais moi je ne vvias pas cela comme ca, j'aaangoisais juste de reprendre du poids, je me demandais comment j'avais reussi a aller jusuque la, je regardais les filles dans le metro (pourtant plus grosses que moi), et je me demandais par quel exploit elles etaient aussi minces, ce qu'elles pouvaient bien manger de moins que moi.
quand j'etais invité c'etait une fete cat c'est les seuls momenst ou je m'autorisais a manger, le reste du temps ce n'etait que restrictions et repas monotones. mais je me sentias en securité dans ce monde repetiif de controle.
l'apparition de la boulimie
Durant l'hiver 2007, je me suis mise a faire ce que j'appellais pudiquement des "crises de sucre". c'est a dire que je me retrouvais seule chez moi ( a l'epoque j'avais un rythme de vie effrené) et la je me faisais un vrai bon repas. mais je ne m'arretais pas a un bout de tarte au potiron par exemple, je mangeais la tarte entiere.
le jour de cette fameuse tarte, j'ai timidement essyé de me faire vomir mais ca n'a pas marché.
ces crises m'angoissaient un peu et me rendaient honteuses. j'ai esayé d'en parlé un peu a ma mere et a une copine mais personne ne savait l'ampleur que cela aller prendre. a coté, je mangeais tres peu et je bougeais pas mal donc ces crises etaient sans consequences. la nourriture etait une recompense solitaire que je m'accordais apres des journees epuisantes moralement ou surtout physiquement.
a l'ete 2007, il etait prevu que je recoive des amis pendant mes vacances. j'appréhendais beaucoup de devoir casser mes habitudes alimentaires et de devoir manger trop. parce que je savais que personne ne pourrait se contenter de ce que je mangeais. heureusement, les circonstances furent agréables, je reussis a etre serieuse, et je pense que mon corps etait tellement en manque qu'il a pris sans me le faire payer.
septembre est arrivé et la, la degringolade. sans comprendre ce qui m'arrivait, j'ai commencé a assimiler la nourriture au reconfort, a la securité.
j'etais sous pression au travail, j'angoissais pour tout, je me sentais perdre le controle sur mon alimentation suite a ce mois d'excés, je perdais mon equilibre avec le depart de mon frere a l'etranger...bref, des chamboulements.
j'ai commencé par vider des paquets de céréales. sans consequence sur mon poids mais une angoisse sourde s'est insinuée en moi.
en septembre, j'ai fait une TS car j'etais a bout de force pour d'autre choses. le medecin qui m'a recu m'a demandé si je faisais de la boulimie. j'etais tres surprise mais j'ai pu etre soulagée et repondre que oui! je me disais que ainsi on m'aiderait a reprendre le controle.
mais je suis sortie de cette hospit avec deux kg en plus. je prenais alors un medicament qui faisait grossir. c'etait insupportable pour moi. en plus, j'avais l'impression qu'il levait le "controle" que j'avais d'habitude et que je mangeais beaucoup et n'importe quoi! j'ai demandé a ce qu'on m'enleve ce medicament. mais le mal etait fait, j'avais retrouvé le gout de manger.
j'ai commencé par des produits basiques comme les cereales, les choco avec du lait. j'ai commencé a vomir. vomir me provoquait une sorte de satisafaction, un soulagement et un ecoeurement. en meme temps je me disais que je pouvais enfin manger et ne pas grossir.
mais le leur a ete de courte duree, les grammes commencaient a monter.
le jour de cette fameuse tarte, j'ai timidement essyé de me faire vomir mais ca n'a pas marché.
ces crises m'angoissaient un peu et me rendaient honteuses. j'ai esayé d'en parlé un peu a ma mere et a une copine mais personne ne savait l'ampleur que cela aller prendre. a coté, je mangeais tres peu et je bougeais pas mal donc ces crises etaient sans consequences. la nourriture etait une recompense solitaire que je m'accordais apres des journees epuisantes moralement ou surtout physiquement.
a l'ete 2007, il etait prevu que je recoive des amis pendant mes vacances. j'appréhendais beaucoup de devoir casser mes habitudes alimentaires et de devoir manger trop. parce que je savais que personne ne pourrait se contenter de ce que je mangeais. heureusement, les circonstances furent agréables, je reussis a etre serieuse, et je pense que mon corps etait tellement en manque qu'il a pris sans me le faire payer.
septembre est arrivé et la, la degringolade. sans comprendre ce qui m'arrivait, j'ai commencé a assimiler la nourriture au reconfort, a la securité.
j'etais sous pression au travail, j'angoissais pour tout, je me sentais perdre le controle sur mon alimentation suite a ce mois d'excés, je perdais mon equilibre avec le depart de mon frere a l'etranger...bref, des chamboulements.
j'ai commencé par vider des paquets de céréales. sans consequence sur mon poids mais une angoisse sourde s'est insinuée en moi.
en septembre, j'ai fait une TS car j'etais a bout de force pour d'autre choses. le medecin qui m'a recu m'a demandé si je faisais de la boulimie. j'etais tres surprise mais j'ai pu etre soulagée et repondre que oui! je me disais que ainsi on m'aiderait a reprendre le controle.
mais je suis sortie de cette hospit avec deux kg en plus. je prenais alors un medicament qui faisait grossir. c'etait insupportable pour moi. en plus, j'avais l'impression qu'il levait le "controle" que j'avais d'habitude et que je mangeais beaucoup et n'importe quoi! j'ai demandé a ce qu'on m'enleve ce medicament. mais le mal etait fait, j'avais retrouvé le gout de manger.
j'ai commencé par des produits basiques comme les cereales, les choco avec du lait. j'ai commencé a vomir. vomir me provoquait une sorte de satisafaction, un soulagement et un ecoeurement. en meme temps je me disais que je pouvais enfin manger et ne pas grossir.
mais le leur a ete de courte duree, les grammes commencaient a monter.
l'enlisement dans la maladie
'avais beau etre au travail, je ne pouvais plus penser a autre chose qu'au prochain aliment de crise. j'y pensais, je me retenais difficilement, puis j'allais l'acheter et des fois en pleine journee, j'allais chez moi le manger puis vomir. je revenias au boulot les yeux rougis et pas fiere de moi mais calmée.
j'avais perdu le controle de moi meme. j'allais dans les rayons, j'etais attirée d'abord par toujours le meme genre de produit que je m'etais interdite alors que je les adorais comme les cereales, les gateaux...des mets aussi qui me rappelaient des moments de convivialité partagées.
ces moments de gavage etaient les moments que je m'accordaient pour moi, dans ces journees sous tension. c'etait mon petit nid douillet qui me faisait en meme temps extremement souffrir.
je compris vite que les vomissements ralentiraient la prise de poids mais ne l'en empecheraient pas. je commencais donc a me desoler, a me detester. je m'en voulais chaque fois de ces marques de faiblesse.
j'ai tres vite decidé de parler de cela, de demander de l'aide. suite a une tres forte crise d'angoisse, j'ai accepter d'etre hospitalisée, esperant retrouver un cadre et peut etre aussi une ecoute. mais il a suffit de quelques jours pour que je tombe plus bas encore. je vomissais les repas mais je m'enfuyais dehors acheter a manger. quand je cherchais a parler de ce vecu, les soignants me renvoyaient juste "vous aviez besoin de prendre, c'est mieux ainsi".
je suis ressortie et je ne sais comment j'ai eu une treve, les chiffres sont redescnedus...pour remonter deux fois plus vite. je n'en poiuvais plus, la moindre source de stress etait l'occasion de debordements enormes. par exemple juste avant une representation de theatre, je pouvais avaler quatre menus de mac do et des viennoiseries.
mon ventre me faisiat mal, je ne pouvait pas toujours vomir. je prenais tout dan le ventre, je le cachais, personne ne voyait l'ampleur des degats.
j'ai ete voir une nutritionniste qui m'a juste dit de limiter les crises de sucre au profit des crises salées. a ma sortie j'etais tellement frustree que je me suis acheté une chocolatine.
on etait en decembre, javais bien du prendre 5kg, j'avais honte et en meme temps je n'arrivais pas a m'en tirer.
j'avais perdu le controle de moi meme. j'allais dans les rayons, j'etais attirée d'abord par toujours le meme genre de produit que je m'etais interdite alors que je les adorais comme les cereales, les gateaux...des mets aussi qui me rappelaient des moments de convivialité partagées.
ces moments de gavage etaient les moments que je m'accordaient pour moi, dans ces journees sous tension. c'etait mon petit nid douillet qui me faisait en meme temps extremement souffrir.
je compris vite que les vomissements ralentiraient la prise de poids mais ne l'en empecheraient pas. je commencais donc a me desoler, a me detester. je m'en voulais chaque fois de ces marques de faiblesse.
j'ai tres vite decidé de parler de cela, de demander de l'aide. suite a une tres forte crise d'angoisse, j'ai accepter d'etre hospitalisée, esperant retrouver un cadre et peut etre aussi une ecoute. mais il a suffit de quelques jours pour que je tombe plus bas encore. je vomissais les repas mais je m'enfuyais dehors acheter a manger. quand je cherchais a parler de ce vecu, les soignants me renvoyaient juste "vous aviez besoin de prendre, c'est mieux ainsi".
je suis ressortie et je ne sais comment j'ai eu une treve, les chiffres sont redescnedus...pour remonter deux fois plus vite. je n'en poiuvais plus, la moindre source de stress etait l'occasion de debordements enormes. par exemple juste avant une representation de theatre, je pouvais avaler quatre menus de mac do et des viennoiseries.
mon ventre me faisiat mal, je ne pouvait pas toujours vomir. je prenais tout dan le ventre, je le cachais, personne ne voyait l'ampleur des degats.
j'ai ete voir une nutritionniste qui m'a juste dit de limiter les crises de sucre au profit des crises salées. a ma sortie j'etais tellement frustree que je me suis acheté une chocolatine.
on etait en decembre, javais bien du prendre 5kg, j'avais honte et en meme temps je n'arrivais pas a m'en tirer.
la boulimie au dela des soins
a bout de force et de nerfs, je me suis rendue dans une association de parents pour enfants ayant des TCA. les bénévoles ont ete tres gentilles mais elles ne pouvaient pas m'aider car elles s'occupaient surtout des familles et surtout, je m'en doutais de l'anorexie.
ma boulimie ne derangeait personne d'autre que moi puisque je ne mettais pas mon corps en danger. mieux, tout le monde se diasait que d'aillerus ces kilos en plus montraient que j'etais mieux. moi ils ne faisaient que m'enfoncer.
les bénévoles m'ont tout de meme donné le numéro d'une nutrionniste specilaisée. j'ai ete voir cette femme qui ne tenait pas a faire grand chose pour moi car je connaissais deja par coeur toutes les regles d'une bonne alimentation et que pour elle mon poids etait bon donc...elle renvoyait cela du coté psy...le serpent se mort la queue.
j'etais tellement desolee, je me sentais tellement en echec sur cette question que paradoxalement je n'arrivais jamais a en parler a ma psy. j'avais honte aussi detre aussi faible, de ces craquages et compagnie.
en janvier j'ai ete hospitalisée dans une clinique pour TS. j'etais la pour mon passage a l'acte, tout le monde s'en foutait de ma boulimie. je me sentais encore de plus plus seule...des ue j'avais une permission je m'echappais acheter a manger. le psy me dit que je n'avais cas plus sortir ou ne plus sortir avec de l'argent. je trouvais que c'etait une idee simple mais peut etre pas bete.
mais mes pulsions etaient trop fortes, j'avais tellement envie...et les plateaux repas de l'hopital etait non seulement sans saveurs mais aussi trop fournis pour me permettre de maigrir.
c'est la que j'ai compris que j'avais un probleme, que manger pour moi c'est grossir ou maigrir...mais pas vivre tout simplement.
j'ai ensuite ete dans une maison de convalescence. la, d'autres filles avaeint des troubles alimentaires. je les regardais faire. je prenais quelques astuces des anorexiques le chocoalt chaud basse calorie), je regardais les boulimiques (je voyais leur manege et cela des fois me faisait la meme pitié que le degout que j'eprouvais pour moi.). il y avait une boulimique qui mangeait beaucoup mais qui etait tres tres maige. elle me fascinée. j'ai repris les vomissements, ayant des toilettes dans ma chambre. je ne savais meme plus ce que je vomissais et pourquoi. je vomissais, je me controlais c'est tout....
puis j'ai ete changé de clinique..l'ennui, alors pour combler, pour se faire plaisir;la bouffe encore et toujours. je descendais au village, je devalisé le pain, les patisseries que je mangeais en route, soulagée de mettre un terme a cette tension que la crise provoquait chez moi. je voualis maigrir alors je me suis mise a vomir leur repas. ca ne genait personne sauf quand j'ai fait remarqué que du coup je vomissais aussi leurs medicaments. a vomir les repas, je me retrouvais affamée dans l'apres midi et je me jettais sur les friandises de la distributrice. parfois javais honte juste apres un repas de descendre et aller me chercher a manger devant des gens que je commencais a connaitre. je supportais diffiiclement mon reflet de goinfre, mais que cela devienne une image aux yeux des autres....ca m'a entrainée a plus de cachoteries, plus de consommation cachée...persdonne ne prenait cette histoire de boulimie au serieux, personne ne comprenait dans quelle detresse cela me plongeait. a force de ne faire qu'en parler au psy, il a finit par lacher un "si la bouche du haut fonctionne autant c'est peut etre parce que celle du bas ne fonctionne pas"..pan!
a ma sortie de cette clinique, les choses n'etaient pas catastrophique puisque nous etions en avril et je pesais 67 kg. poids tres raisonnable mais le probleme c'est que ces 7 kg pris en six mois n'etaient que des sucreries, que du gras. je ne reconnassais plus mon corps, et il ne semblait pas pret a s'arreter....
ma boulimie ne derangeait personne d'autre que moi puisque je ne mettais pas mon corps en danger. mieux, tout le monde se diasait que d'aillerus ces kilos en plus montraient que j'etais mieux. moi ils ne faisaient que m'enfoncer.
les bénévoles m'ont tout de meme donné le numéro d'une nutrionniste specilaisée. j'ai ete voir cette femme qui ne tenait pas a faire grand chose pour moi car je connaissais deja par coeur toutes les regles d'une bonne alimentation et que pour elle mon poids etait bon donc...elle renvoyait cela du coté psy...le serpent se mort la queue.
j'etais tellement desolee, je me sentais tellement en echec sur cette question que paradoxalement je n'arrivais jamais a en parler a ma psy. j'avais honte aussi detre aussi faible, de ces craquages et compagnie.
en janvier j'ai ete hospitalisée dans une clinique pour TS. j'etais la pour mon passage a l'acte, tout le monde s'en foutait de ma boulimie. je me sentais encore de plus plus seule...des ue j'avais une permission je m'echappais acheter a manger. le psy me dit que je n'avais cas plus sortir ou ne plus sortir avec de l'argent. je trouvais que c'etait une idee simple mais peut etre pas bete.
mais mes pulsions etaient trop fortes, j'avais tellement envie...et les plateaux repas de l'hopital etait non seulement sans saveurs mais aussi trop fournis pour me permettre de maigrir.
c'est la que j'ai compris que j'avais un probleme, que manger pour moi c'est grossir ou maigrir...mais pas vivre tout simplement.
j'ai ensuite ete dans une maison de convalescence. la, d'autres filles avaeint des troubles alimentaires. je les regardais faire. je prenais quelques astuces des anorexiques le chocoalt chaud basse calorie), je regardais les boulimiques (je voyais leur manege et cela des fois me faisait la meme pitié que le degout que j'eprouvais pour moi.). il y avait une boulimique qui mangeait beaucoup mais qui etait tres tres maige. elle me fascinée. j'ai repris les vomissements, ayant des toilettes dans ma chambre. je ne savais meme plus ce que je vomissais et pourquoi. je vomissais, je me controlais c'est tout....
puis j'ai ete changé de clinique..l'ennui, alors pour combler, pour se faire plaisir;la bouffe encore et toujours. je descendais au village, je devalisé le pain, les patisseries que je mangeais en route, soulagée de mettre un terme a cette tension que la crise provoquait chez moi. je voualis maigrir alors je me suis mise a vomir leur repas. ca ne genait personne sauf quand j'ai fait remarqué que du coup je vomissais aussi leurs medicaments. a vomir les repas, je me retrouvais affamée dans l'apres midi et je me jettais sur les friandises de la distributrice. parfois javais honte juste apres un repas de descendre et aller me chercher a manger devant des gens que je commencais a connaitre. je supportais diffiiclement mon reflet de goinfre, mais que cela devienne une image aux yeux des autres....ca m'a entrainée a plus de cachoteries, plus de consommation cachée...persdonne ne prenait cette histoire de boulimie au serieux, personne ne comprenait dans quelle detresse cela me plongeait. a force de ne faire qu'en parler au psy, il a finit par lacher un "si la bouche du haut fonctionne autant c'est peut etre parce que celle du bas ne fonctionne pas"..pan!
a ma sortie de cette clinique, les choses n'etaient pas catastrophique puisque nous etions en avril et je pesais 67 kg. poids tres raisonnable mais le probleme c'est que ces 7 kg pris en six mois n'etaient que des sucreries, que du gras. je ne reconnassais plus mon corps, et il ne semblait pas pret a s'arreter....
l'ancrage dans la maladie
elle faisait donc partie de ma vie.
a ma sortie de clinique je m'etais promise de recommencer sur de nouvelles bases.
mais c'etait plus fort que moi. des que mon corps sentait que jallais le priver, ma tete se dechainer et m'entrainait a faire des crises de plus en plus grosses.
j'arrivais de moins en moins a vomir. je me degoutais de plus en plus.
combien de fois me suis je eclaboussée, combien de temps ai je passé a tout ranger, laver?
en mai on a atteint le suumum avec une journee a 8 crises. le reste du temps c'etait cinq a peu pres! j'etais epuisée, demoralisée, seule.
en juin sont apparus les rituels. les seuls moments occupés de ma journee etant les repas, il me presait d'y etre. du coup, des que je ressentais un peu la fin, je passais a table, esperant eviter ainsi le grignotage ou les crises. mes repas du midi eurent lieu a 11h30, puis 11h, puis 10h30..je dis repas mais des fois je me demande si ils ne degeneraient pas en crise. du coup des fois, si javais pu vomir, je remettais cela a midi. j'errais dans la grande surface a la recherche de ces aliments dont je m'etais tant privée et qu'il me fallait la maintenant tout de suite.
je ne faisais plus de courses en avance car les provisions etaient pillées des leur arrivée au domicile. il suffisait que quelque chose netre dans ma bouche et ma tete s'emballait "mange, vite mange temps que tu le peux, avant que cette folle n ereprenne le controle".
j'engloutissais, a une vitesse folle, tout ce que javais acheter.
puis j'esayais de vomir.
si je n'y arrivais pas c'etait la punition supreme, devoir assumer.
si j'y arrivais, c'etait un piege car je savais que je e me debarassais pas de tout, que je faisais juste de la place pour la prochaine...
l'apres midi je me forcait des fois a dormir pour ne pas criser pendant ce temps la , c'etait toujours ca de gagné.
et puis le rituel du soir, la crise devant deux certianes emissions de tele. je savais qu'a ce moment la, c'etait l'heure de manger, je regardais vite fait le petit ecran, surtout occupé a me replir, a me satisfaire. j'avais envie de tout....j'avais faim de tout...
a ma sortie de clinique je m'etais promise de recommencer sur de nouvelles bases.
mais c'etait plus fort que moi. des que mon corps sentait que jallais le priver, ma tete se dechainer et m'entrainait a faire des crises de plus en plus grosses.
j'arrivais de moins en moins a vomir. je me degoutais de plus en plus.
combien de fois me suis je eclaboussée, combien de temps ai je passé a tout ranger, laver?
en mai on a atteint le suumum avec une journee a 8 crises. le reste du temps c'etait cinq a peu pres! j'etais epuisée, demoralisée, seule.
en juin sont apparus les rituels. les seuls moments occupés de ma journee etant les repas, il me presait d'y etre. du coup, des que je ressentais un peu la fin, je passais a table, esperant eviter ainsi le grignotage ou les crises. mes repas du midi eurent lieu a 11h30, puis 11h, puis 10h30..je dis repas mais des fois je me demande si ils ne degeneraient pas en crise. du coup des fois, si javais pu vomir, je remettais cela a midi. j'errais dans la grande surface a la recherche de ces aliments dont je m'etais tant privée et qu'il me fallait la maintenant tout de suite.
je ne faisais plus de courses en avance car les provisions etaient pillées des leur arrivée au domicile. il suffisait que quelque chose netre dans ma bouche et ma tete s'emballait "mange, vite mange temps que tu le peux, avant que cette folle n ereprenne le controle".
j'engloutissais, a une vitesse folle, tout ce que javais acheter.
puis j'esayais de vomir.
si je n'y arrivais pas c'etait la punition supreme, devoir assumer.
si j'y arrivais, c'etait un piege car je savais que je e me debarassais pas de tout, que je faisais juste de la place pour la prochaine...
l'apres midi je me forcait des fois a dormir pour ne pas criser pendant ce temps la , c'etait toujours ca de gagné.
et puis le rituel du soir, la crise devant deux certianes emissions de tele. je savais qu'a ce moment la, c'etait l'heure de manger, je regardais vite fait le petit ecran, surtout occupé a me replir, a me satisfaire. j'avais envie de tout....j'avais faim de tout...
l'emballement
avais de plus en plus de mal a me faire vomir, surement a cause des aliments ingurgités.
un we, nous avons ete chez mes grands parents maternels. le temple de la bouffe. c'etait horrible, je passais mon temps a bouffer mais aussi a me priver, tout me faisait envie. en meme temps il me falait me controler, meme dans ce que je faisais ou disais. epuisant...
javais envie de finir les restes, j'avais envie que les gens partent dans une autre piece pour me laisser aller. memes sensations que je ressens quand je suis chez mes parents.
je suis rentrée chez moi et j'ai passé une semaine a faire des crsies tres tres fortes. elles commencaient vers 6h du matin, a aller se gaver de pains et de viennoiseries. je prenais plaisir aussi a vivre en decale avec le monde, a me promener a des heures encore tranquilles. dans la journee, je ne m'occupais qu'a pensée avec quoi je pourrais me faire plaisir. j'allais a la boulangerie d'a coté. le mec a commencé a me reconnaitre. j'essayais de faire mes crises discretement, acheter toujours les chsoes par deux, comme si on allait partager ce butin. faire croire que, camoufler encore...le soir, je tentais de prendre des somniferes pour m'assomer vers 8h pour ne pas enchainer avec de nouvelles crises.
je ne me forcais quasiment plus a vomir car quelques jours auparavant, mon coeur m'avait fait des miseres et je savais que le manque de potassium arrive vite avec les vomissements.
je ne voulais qu'une chose: maigrir! je cherchais a reprendre le controle sur mes repas, je me privais puis je craquais.
nous sommes partis une semaine en vacances avec ma mere et mon frere. je ne controlait pas la bouffe mais je ne pouvait pas non plus faire de crise du fait de leur presence. je me suis dite que ce serait l'occcasion de maigrir. apres chaque repas, j'allais vomir. j'avais honte, javais peur dans ces lieux publics. ils n'y ont rien vu, et pourtant, je me trouvais tellement peu discrete.je m'en voulias beaucoup de faire cela dans leur dos.
il n'y a eu aucun impact au niveau du poids mais par contre je me suis retrouvée avec le visage bouffi, gonflé de tous ces vomissements. tout le monde a cru ou vu que javais grossi...
en rentrant j'ai repris mes rituels mais la je me nourrissais plus de pain et de banane. je ne vomissais plus. j'ai pris six kilos en un mois et demi. je crevais le plafond, je redevenais celle que je ne voulais plus etre, celle que javais ete avant.
je suis partie travailler hors de chez moi. je n'avais aucun moyen de vomir. par peur d'avoir des envies incontrolables de crises, je mangeaix beaucoup. des que jetais seule je crisais, toujours sur le meme aliment, des princes de lu. mon visage a finit par degonfler et tout le monde a dit que j'avais fondu. en fait j'avais encore pris un kilo!!
peu de temps apres, je suis partie a montreal. dix jours entourée d'amies et a s'occuper tout la journee. je n'ai pas eu une seule fois l'envie de criser. mais je me senstais mal dans ma peau, je voulais maigrir et vite. mais je n'y arrivais pas...
des que j'ai posé le pied sur le sol francais, j'ai crisé. j'etais chez mes parents et des que j'etais seule, je courais m'acheter a bouffer en cachette. je ne touchais jamais a leurs provisions, ma crainte d'etre decouverte et la honte...surtout la honte.
puis je suis rentrée chez moi et la frustration de tout ce que javais retenu pendant dix jours s'est manifesté par des crises record: plus quatre kilos en trois semaines. je passais mon temps la bouche pleine. le stress d'une rentrée inocuppée jouait aussi beaucoup. j'essayais d'alterner avec des jours de je^n, mais mon poids semblait accrocher a ce ciel si sombre pour moi.
j'ai commencé a baisser les bras. chaque crise declenchait chez moi une pousse de violence tres forte. je ne dormais plus, je mangeais le jour et la nuit, je me detestait non stop le jour et la nuit. je me suis scarifiée, j'ai ete sur un pont, menanacant de sauter....
j'etais au fond parce que je ne voyais pas d'ou allait venir la lumiere, je n'y arrivais pas.seule ou accompagnée des meilleurs medecins c'etait pareil...
un we, nous avons ete chez mes grands parents maternels. le temple de la bouffe. c'etait horrible, je passais mon temps a bouffer mais aussi a me priver, tout me faisait envie. en meme temps il me falait me controler, meme dans ce que je faisais ou disais. epuisant...
javais envie de finir les restes, j'avais envie que les gens partent dans une autre piece pour me laisser aller. memes sensations que je ressens quand je suis chez mes parents.
je suis rentrée chez moi et j'ai passé une semaine a faire des crsies tres tres fortes. elles commencaient vers 6h du matin, a aller se gaver de pains et de viennoiseries. je prenais plaisir aussi a vivre en decale avec le monde, a me promener a des heures encore tranquilles. dans la journee, je ne m'occupais qu'a pensée avec quoi je pourrais me faire plaisir. j'allais a la boulangerie d'a coté. le mec a commencé a me reconnaitre. j'essayais de faire mes crises discretement, acheter toujours les chsoes par deux, comme si on allait partager ce butin. faire croire que, camoufler encore...le soir, je tentais de prendre des somniferes pour m'assomer vers 8h pour ne pas enchainer avec de nouvelles crises.
je ne me forcais quasiment plus a vomir car quelques jours auparavant, mon coeur m'avait fait des miseres et je savais que le manque de potassium arrive vite avec les vomissements.
je ne voulais qu'une chose: maigrir! je cherchais a reprendre le controle sur mes repas, je me privais puis je craquais.
nous sommes partis une semaine en vacances avec ma mere et mon frere. je ne controlait pas la bouffe mais je ne pouvait pas non plus faire de crise du fait de leur presence. je me suis dite que ce serait l'occcasion de maigrir. apres chaque repas, j'allais vomir. j'avais honte, javais peur dans ces lieux publics. ils n'y ont rien vu, et pourtant, je me trouvais tellement peu discrete.je m'en voulias beaucoup de faire cela dans leur dos.
il n'y a eu aucun impact au niveau du poids mais par contre je me suis retrouvée avec le visage bouffi, gonflé de tous ces vomissements. tout le monde a cru ou vu que javais grossi...
en rentrant j'ai repris mes rituels mais la je me nourrissais plus de pain et de banane. je ne vomissais plus. j'ai pris six kilos en un mois et demi. je crevais le plafond, je redevenais celle que je ne voulais plus etre, celle que javais ete avant.
je suis partie travailler hors de chez moi. je n'avais aucun moyen de vomir. par peur d'avoir des envies incontrolables de crises, je mangeaix beaucoup. des que jetais seule je crisais, toujours sur le meme aliment, des princes de lu. mon visage a finit par degonfler et tout le monde a dit que j'avais fondu. en fait j'avais encore pris un kilo!!
peu de temps apres, je suis partie a montreal. dix jours entourée d'amies et a s'occuper tout la journee. je n'ai pas eu une seule fois l'envie de criser. mais je me senstais mal dans ma peau, je voulais maigrir et vite. mais je n'y arrivais pas...
des que j'ai posé le pied sur le sol francais, j'ai crisé. j'etais chez mes parents et des que j'etais seule, je courais m'acheter a bouffer en cachette. je ne touchais jamais a leurs provisions, ma crainte d'etre decouverte et la honte...surtout la honte.
puis je suis rentrée chez moi et la frustration de tout ce que javais retenu pendant dix jours s'est manifesté par des crises record: plus quatre kilos en trois semaines. je passais mon temps la bouche pleine. le stress d'une rentrée inocuppée jouait aussi beaucoup. j'essayais d'alterner avec des jours de je^n, mais mon poids semblait accrocher a ce ciel si sombre pour moi.
j'ai commencé a baisser les bras. chaque crise declenchait chez moi une pousse de violence tres forte. je ne dormais plus, je mangeais le jour et la nuit, je me detestait non stop le jour et la nuit. je me suis scarifiée, j'ai ete sur un pont, menanacant de sauter....
j'etais au fond parce que je ne voyais pas d'ou allait venir la lumiere, je n'y arrivais pas.seule ou accompagnée des meilleurs medecins c'etait pareil...
apres un an...
octobre 2008, un an de boulimie, dix sept kilos de plus au compteur. j'ai crevé tous les plafonds.
j'ai entendu par ma mere un "reste avec elle dans la voiture sinon elle va tout baffrer", de mon pere un ""la seaine derniere t'avais du bide et du cul mais la ca va mieux " (alors que mon poids n'avait pas changé...)
j'ai entendu beaucoup de "mais tu avais besoin de prendre du poids" et encore plus de "ca prends du temps".
peut importe ce que disent, ce que pensent les gens, moi je ne me supporte plus. je ne peux plus me doucher, je ne peut plus me regarder. je n'envisage meme pas d'etre desirable pour quelqu'un.
mais j'ai la chance de savoir m'habiller. je mets mon armure de clown, ui cache toute mes formes de facon saillante. les gens ne me regardent pas, ils regardent mes fringues. je cache bien que je suis mal dans ma peau, j'ai un style, et ca c'est super important pour moi.
depuis l'année derniere, je vais regulièrement sur un forum qui m'aide, en me faisant parler avec d'autres filles atteintes de TCA, en se sentant moins seule. et puis trouver les mots pour les autres c'est aussi les trouver un peu pour soi.
esperant peut etre une hospitalisation dans un lieu adapté et envisageant cela comme la recette miracle, j'avais pris pendant l'ete rdv avec une psychiatre s'occupant d'une clinique specialisée. le premier rdv a cassé tous mes espoirs. pour elle, il suffirait de faire des entretiens familiaux, de briser ma solitude. que des mots, que des mots, et moi qui continuait a enfler..
au deuxieme rdv, elle a expliqué qu'il vaudrait mieux que je fasse du theatre que de travailler pour apprendre a gérer mes emotions. je deteste ces rendez vous ou je suis entre mes parents, comme une petite fille. et en plus elle ne nous ecoute meme pas, ele ne fait que dire sa messe sur les boulimiques..
je me suis donc inscrite a une salle de muscu, j'ai trouvé une ecole de theatre et j'ai trouvé une association pour les personnes atteintes de TCA.
dans cette association, y a une dieteticienne specialisée, une psychologue,une infirmiere et une psychiatre.
des ateliers sont proposés quasiment tous les jours. j'ai commencé a y aller et cela a posé un cadre et mis un rythme a mes journees.
le lundi, c'est atelier cuisine. le mardi c'(est groupe de parole, le mercredi c'est theatre et le jeudi c'est activité diverse.
j'ai aussi eu rdv avec la dieteticienne qui m'a demandé de faire un carnet alimentaire. je vais en parler plus bas.
malheureusement entre temps il y avait eu cette fameuse crise qui m'avait amené sur le pont. au cours du troisieme entretien avec la psy familiale, elle a soulevé la possibilité d'une hospitalisation. mais la c'est moi qui etait contre, mainteant que j'arrivais a reprendre les rennes et organiser des choses. elle n'a pas insisté.
le carnet alimentaire m'a permi de me rendre compte que je faisais mainteant les crises en dehors de chez moi, dans la rue, a velo, en voiture beaucoup. des fois je me posais n'importe ou, dans le caniveau au ras des voitures, peu importe. les pulsions sauvages m'emportaient. j'essayais quand meme de mettre en pratique ce qu'elle m'avait dit: "un repas normal par jour". en effet, je m'etais rendue compte que finalement je passais ma journee a manger non stop mais rien qui puisse faire un repas.
j'ai entendu par ma mere un "reste avec elle dans la voiture sinon elle va tout baffrer", de mon pere un ""la seaine derniere t'avais du bide et du cul mais la ca va mieux " (alors que mon poids n'avait pas changé...)
j'ai entendu beaucoup de "mais tu avais besoin de prendre du poids" et encore plus de "ca prends du temps".
peut importe ce que disent, ce que pensent les gens, moi je ne me supporte plus. je ne peux plus me doucher, je ne peut plus me regarder. je n'envisage meme pas d'etre desirable pour quelqu'un.
mais j'ai la chance de savoir m'habiller. je mets mon armure de clown, ui cache toute mes formes de facon saillante. les gens ne me regardent pas, ils regardent mes fringues. je cache bien que je suis mal dans ma peau, j'ai un style, et ca c'est super important pour moi.
depuis l'année derniere, je vais regulièrement sur un forum qui m'aide, en me faisant parler avec d'autres filles atteintes de TCA, en se sentant moins seule. et puis trouver les mots pour les autres c'est aussi les trouver un peu pour soi.
esperant peut etre une hospitalisation dans un lieu adapté et envisageant cela comme la recette miracle, j'avais pris pendant l'ete rdv avec une psychiatre s'occupant d'une clinique specialisée. le premier rdv a cassé tous mes espoirs. pour elle, il suffirait de faire des entretiens familiaux, de briser ma solitude. que des mots, que des mots, et moi qui continuait a enfler..
au deuxieme rdv, elle a expliqué qu'il vaudrait mieux que je fasse du theatre que de travailler pour apprendre a gérer mes emotions. je deteste ces rendez vous ou je suis entre mes parents, comme une petite fille. et en plus elle ne nous ecoute meme pas, ele ne fait que dire sa messe sur les boulimiques..
je me suis donc inscrite a une salle de muscu, j'ai trouvé une ecole de theatre et j'ai trouvé une association pour les personnes atteintes de TCA.
dans cette association, y a une dieteticienne specialisée, une psychologue,une infirmiere et une psychiatre.
des ateliers sont proposés quasiment tous les jours. j'ai commencé a y aller et cela a posé un cadre et mis un rythme a mes journees.
le lundi, c'est atelier cuisine. le mardi c'(est groupe de parole, le mercredi c'est theatre et le jeudi c'est activité diverse.
j'ai aussi eu rdv avec la dieteticienne qui m'a demandé de faire un carnet alimentaire. je vais en parler plus bas.
malheureusement entre temps il y avait eu cette fameuse crise qui m'avait amené sur le pont. au cours du troisieme entretien avec la psy familiale, elle a soulevé la possibilité d'une hospitalisation. mais la c'est moi qui etait contre, mainteant que j'arrivais a reprendre les rennes et organiser des choses. elle n'a pas insisté.
le carnet alimentaire m'a permi de me rendre compte que je faisais mainteant les crises en dehors de chez moi, dans la rue, a velo, en voiture beaucoup. des fois je me posais n'importe ou, dans le caniveau au ras des voitures, peu importe. les pulsions sauvages m'emportaient. j'essayais quand meme de mettre en pratique ce qu'elle m'avait dit: "un repas normal par jour". en effet, je m'etais rendue compte que finalement je passais ma journee a manger non stop mais rien qui puisse faire un repas.
et puis...
jeudi 16 octobre: j'ai rendez vous pour faire l'analyse de ce fameux carnet. rien de particulier n'en sort. elle m'explique le minimum de bas pour que mon corps ne fasse pas de crise: remettre des proteines et des feculents, et des produits laitiers. c'est vrai que je les avais supprimés...
mes analyses sanguines sont bonnes, je ne suis plus carencé en rien et pas encore en excés de quoi que ce soit. c'est l'heure mais je ne le sais pas encore.
je passe une journee affreuse, a abuser de tous les aliments qu'elle ma dit de reintroduire: le pain et les yaourts. je finis meme par un rodeo nocturne, a prendre un sandwich immonde ua quick. je ne vais pas au theatre, je m'en veux de tout, je suis en colere.
je parle sur msn avec mon pere et je lui envoie un texte tres dur que javais ecrit et qui le concerne aussi. il n'en dort pas de la nuit et le matin je trouve un mail ou il dit "je vais te repondre, je ne sais pas encore quoi, mais maintenant TU N'AS PLUS BESOIN D'ETRE MALADE". je lui renvoie un mail beaucoup plus actuel, lui disant mon amour.
je vais courir, je mange equilibré pour la premiere fois, je donne a mon corps un vrai petit dej, il ne reclame pas ensuite. premiere journee sans crise. je suis bienb accrochée a mes 77KG
mes analyses sanguines sont bonnes, je ne suis plus carencé en rien et pas encore en excés de quoi que ce soit. c'est l'heure mais je ne le sais pas encore.
je passe une journee affreuse, a abuser de tous les aliments qu'elle ma dit de reintroduire: le pain et les yaourts. je finis meme par un rodeo nocturne, a prendre un sandwich immonde ua quick. je ne vais pas au theatre, je m'en veux de tout, je suis en colere.
je parle sur msn avec mon pere et je lui envoie un texte tres dur que javais ecrit et qui le concerne aussi. il n'en dort pas de la nuit et le matin je trouve un mail ou il dit "je vais te repondre, je ne sais pas encore quoi, mais maintenant TU N'AS PLUS BESOIN D'ETRE MALADE". je lui renvoie un mail beaucoup plus actuel, lui disant mon amour.
je vais courir, je mange equilibré pour la premiere fois, je donne a mon corps un vrai petit dej, il ne reclame pas ensuite. premiere journee sans crise. je suis bienb accrochée a mes 77KG
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