samedi 1 novembre 2008

l'emballement

avais de plus en plus de mal a me faire vomir, surement a cause des aliments ingurgités.

un we, nous avons ete chez mes grands parents maternels. le temple de la bouffe. c'etait horrible, je passais mon temps a bouffer mais aussi a me priver, tout me faisait envie. en meme temps il me falait me controler, meme dans ce que je faisais ou disais. epuisant...
javais envie de finir les restes, j'avais envie que les gens partent dans une autre piece pour me laisser aller. memes sensations que je ressens quand je suis chez mes parents.

je suis rentrée chez moi et j'ai passé une semaine a faire des crsies tres tres fortes. elles commencaient vers 6h du matin, a aller se gaver de pains et de viennoiseries. je prenais plaisir aussi a vivre en decale avec le monde, a me promener a des heures encore tranquilles. dans la journee, je ne m'occupais qu'a pensée avec quoi je pourrais me faire plaisir. j'allais a la boulangerie d'a coté. le mec a commencé a me reconnaitre. j'essayais de faire mes crises discretement, acheter toujours les chsoes par deux, comme si on allait partager ce butin. faire croire que, camoufler encore...le soir, je tentais de prendre des somniferes pour m'assomer vers 8h pour ne pas enchainer avec de nouvelles crises.

je ne me forcais quasiment plus a vomir car quelques jours auparavant, mon coeur m'avait fait des miseres et je savais que le manque de potassium arrive vite avec les vomissements.

je ne voulais qu'une chose: maigrir! je cherchais a reprendre le controle sur mes repas, je me privais puis je craquais.
nous sommes partis une semaine en vacances avec ma mere et mon frere. je ne controlait pas la bouffe mais je ne pouvait pas non plus faire de crise du fait de leur presence. je me suis dite que ce serait l'occcasion de maigrir. apres chaque repas, j'allais vomir. j'avais honte, javais peur dans ces lieux publics. ils n'y ont rien vu, et pourtant, je me trouvais tellement peu discrete.je m'en voulias beaucoup de faire cela dans leur dos.

il n'y a eu aucun impact au niveau du poids mais par contre je me suis retrouvée avec le visage bouffi, gonflé de tous ces vomissements. tout le monde a cru ou vu que javais grossi...

en rentrant j'ai repris mes rituels mais la je me nourrissais plus de pain et de banane. je ne vomissais plus. j'ai pris six kilos en un mois et demi. je crevais le plafond, je redevenais celle que je ne voulais plus etre, celle que javais ete avant.

je suis partie travailler hors de chez moi. je n'avais aucun moyen de vomir. par peur d'avoir des envies incontrolables de crises, je mangeaix beaucoup. des que jetais seule je crisais, toujours sur le meme aliment, des princes de lu. mon visage a finit par degonfler et tout le monde a dit que j'avais fondu. en fait j'avais encore pris un kilo!!

peu de temps apres, je suis partie a montreal. dix jours entourée d'amies et a s'occuper tout la journee. je n'ai pas eu une seule fois l'envie de criser. mais je me senstais mal dans ma peau, je voulais maigrir et vite. mais je n'y arrivais pas...

des que j'ai posé le pied sur le sol francais, j'ai crisé. j'etais chez mes parents et des que j'etais seule, je courais m'acheter a bouffer en cachette. je ne touchais jamais a leurs provisions, ma crainte d'etre decouverte et la honte...surtout la honte.
puis je suis rentrée chez moi et la frustration de tout ce que javais retenu pendant dix jours s'est manifesté par des crises record: plus quatre kilos en trois semaines. je passais mon temps la bouche pleine. le stress d'une rentrée inocuppée jouait aussi beaucoup. j'essayais d'alterner avec des jours de je^n, mais mon poids semblait accrocher a ce ciel si sombre pour moi.
j'ai commencé a baisser les bras. chaque crise declenchait chez moi une pousse de violence tres forte. je ne dormais plus, je mangeais le jour et la nuit, je me detestait non stop le jour et la nuit. je me suis scarifiée, j'ai ete sur un pont, menanacant de sauter....

j'etais au fond parce que je ne voyais pas d'ou allait venir la lumiere, je n'y arrivais pas.seule ou accompagnée des meilleurs medecins c'etait pareil...

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