le matin ce n'est pas toujours evident de me lever pour aller a la salle de sport. meme si quand j'y suis je prends du plaisir et que j'en fais de plus en plus, comme pour me depasser continuellement.
ce qui me peine c'est que j'ai l'impression que mon entourage ne suit pas, que mes copines , ne valident pas mes choix, ne cherchent pas a comprendre que tout ce que je fais je le fais pour m'eloigner de ma souffrance. c'est comme si on me disait "ma pauvre fille, a chaque fois tu as tout faux",.
chacun y va de sa petite reflexion, de sa mise en garde, de son commentaire...mais ou etaient ils donc tous quand je m'enfoncais, quand je me detruisais?? j'etais seule, et je vais me remettre seule si le fait de dire ce que je fais et ce que je pense attire ainsi les commentaires.
oui, je vais me butter, seule contre tous, seule avec ma tete. je me moque de ce que tout le monde dit. je n'ai pas besoin de douter de moi, j'ai besoin detre encouragée, soutenue.
oui j'avoue que le regard des autres a toujours de l'importance pour moi!
bien sur que j'ai peur de me tromper, d'en faire trop, mais comment s'arreter quand on se fixe un but?
oh oui c'est un but bien futile, bien illusoire, qui ne me rendra pas le sourire eternel pour autant.
mais je viens de passer tellement de mois sans but, pourquoi freiner mes elans quand enfin je me reveille?
me freiner pour mon bien?
au fil de mes experiences, j'ai appris ce qui etait bon pour moi..et meme si parfois je semble sur la corde raide, meme si je peux faire peur avec mes attitudes de funambules, je sais ce que je fais et je finis toujours par retomber sur mes pattes.
j'ai appris a ne pas juger ceux qui m'entourent, leur mode de vie, et eux meme me le demandent. pourquoi me jugent ils alors?
j'ai peur de ne pas tenir le coup, de m'effondrer et d'entendre des "on te l'avait bien dit", j'ai peur de m'effondrer..
et j'ai peut etre peur aussi d'atteindre ce but et de me sentir toujours aussi vide...
avancer, seule, je sais faire et ca ne m'a jamais fait peur, alors je suis bien determinée a continuer
jeudi 6 novembre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Difficile de savoir pourquoi ta pratique de la musculation est loin de faire l’unanimité auprès de tes amies. Toi seule es en mesure de te faire une idée d’après le type de remarques que l’on t’adresse.
Tu as évoqué ce « vide intérieur » que tu cherches à combler par des activités, des copines, de la nourriture, dans une incessante fuite en avant …Ton entourage familial t’a t-il permis de te construire une identité, une personnalité bien à toi ? On dirait que tu ne sais pas quoi faire de toi et que tu prends peur dès que tu te trouves trop longtemps seule avec toi même. Bien sûr ton blog ne prétend pas dresser un portrait exhaustif de ta personne mais ce qui revient souvent d’ailleurs dans ton discours ce sont les sentiments de peur ou d’angoisse. Ce qui frappe aussi quand on te lit c’est cette impression que ta vie est une perpétuelle épreuve d’examen. Tu ne raisonnes pas en termes de plaisirs, désirs, aspirations ou rejets, curiosités… mais en termes de performances, d’objectifs à atteindre en un temps donné, de discipline, d’image de soi à construire laborieusement et méthodiquement. Les seuls plaisirs que tu évoques dans ton blog ont toujours une contrepartie douloureuse : finesse de la silhouette obtenue par de longues privations, reconnaissance professionnelle par ton patron sous-tendue par l’angoisse latente de lui déplaire, l’angoisse de ne pas en faire assez, plaisirs de la table assouvis au prix d’une forte culpabilité etc.
On dirait que tu t’es astreinte dès ton plus jeune âge à être à la hauteur de ce que l’on attendait de toi et ce dans tous les domaines, vie sociale et vie privée, que tu as développé de ce fait une angoisse de performance, une forte dépendance au jugement de l’autre, un sentiment profond d’insécurité aussi, avec cette peur fondée ou non que l’amour des tiens ne t’était pas acquis inconditionnellement mais était subordonné à ta « réussite ». Tu as probablement consacré toute ton énergie à ressembler à ce que l’on attendait de toi, mais fondamentalement cela ne te correspond pas puisqu’une fois ces objectifs atteints, tu n’as pas trouvé le bonheur. Tu ne le pouvais pas car d’une part ces ambitions n’étaient pas vraiment les tiennes et d’autre part cette obligation de réussite t’imposait une pression devenue peu à peu insupportable.
Tu ne sais qu’incarner les aspirations des autres, d’où, peut être, cette sensation de vide intérieur.
Tout ce que je t’écris là n’est qu’hypothèses bien sûr. Fais-en ce qu’il te plaira. Je ne prétends pas détenir la vérité.
Enregistrer un commentaire