j'aimerais mettre des mots sur ce que je ressens sur ce que je vis ..
mais j'ai peur que mes mots ne mettent le feu aux coeurs qui lisent ces lignes..
j'aimerais que quelqu'un vienne et me sorte de ma vie, de ma tete de mon corps,
que quelqu'un vienne me chercher et me sorte de cet espace de cauchemard tout eveillé..
un cauchemard que l'on fait tout en sachant que l'on est seul responsable de son malheur et que en plus d'un moment a l'autre, l'exterieur peut venir en rajouter une couche, l'exterieur peut venir te donner une vrai raison de pleurer...
j'aimerais ne pas etre constamment seule..je suis seule dans cette tete qui me sert de cage parce que dans les faits je suis entourée. mais mes yeux crevés ne voient plus rien et je suis obligée de me laisser guider par mon coeur malade, affaibli, pour trouver ma route..pour trouver le chemin vers les autres.
j'aimerais pouvoir parler sans craintes..dire, hurler que je n'en peux plus de vivre pour les autres, pour ne pas leur faire de peine. mais ma souffrance a moi, ma lassitude? mon absence de desir, mon absence de bien etre, mon absence de gout, mon absence de comprehension de ce qui m'entoure...
pourquoi suis je la, a survivre dans cet univers qui ne veut pas de moi et dont je ne veut pas? pourquoi suis je la, a rester pour faire plaisir? pourquoi dois je faire plaisir, pourquoi ne puis je donc pas faire ce que je veux?qu'est ce que je veux?
je n'ai decemment la force de rien. je vivotte en esperant me remettre soudainement le pied a l'etrier. je ne veux pas de solution differente qui me forcerait a ouvrir les yeux sur mon etat, qui me forcerait a ne pas faire les choses comme je l'entend. j'ai envie de m'en sortir moi, par moi meme. de susciter encore et toujours l'admiration. j'ai tellement l'impression que seules mes methodes peuvent marcher que je n'ai nullement confiance en ce qui vient de l'exterieur, en ce qui vient d'autrui. trop lent, trop aleatoire.
ce qui vient de moi est plus extreme mais fonctionne. s'agit il juste de trouver la force de mettre tout cela en route.
la peine et la solicitude des autres me fait tant souffrir.je voudrais leur epargner cela, retrouver mon masque de cette enfant forte et sans soucis. retrouver le masque de cette fille a qui tout sourit, qui sait tout affronter.
je suis cette fille la aussi, cachée quelque part..cette fille qui sait faire du cheval au galop, qui joue au basket de la main gauche qaund sa droite est cassée, qui obtient tous ses diplomes avec mentions....
je suis aussi cette fille qui..., une autre partie de moi que je devrais mettre en valeur mais que je n'ose pas encore...plus tard peut etre...
je veux juste qu'on me voit comme cette fille brillante et pas qu'on s'inquiete pour moi. je ne veux plus penser que j'ai des problemes comme cela les problemes n'existeront plus. si on n'y pense plus les choses n'existe plus, c'est bien ce qu'on dit quand on est petit...alors pourquoi on grandit? cette question je me la suis toujours posée.
elle m'a demandée "mais qui etes vous?" et j'ai repondu "je suis une machine programmée pour reussir". je dois, je peux.
mercredi 17 décembre 2008
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2 commentaires:
Analyses, hypothèses (encore et toujours) et autres conseils que tu t’empresseras de ne pas suivre
Ton article est émouvant tant il témoigne de ton désarroi du moment. Tu sembles perdue dans de multiples contradictions. Tu parais prisonnière d’une éducation qui a façonné tes valeurs et tes exigences. Tu as été élevée dans la religion de la réussite et de ses corollaires : le culte de l’ambition, du volontarisme et de la persévérance. Tu ne renies pas ces valeurs, bien au contraire, tu voudrais idéalement les incarner. Mais tu ne le peux pas. Comme tu le racontes dans plusieurs de tes billets, tu as été fortement dévalorisée dans ton enfance. Puis au contraire, dans un retour de balancier extrême, tu as vraisemblablement été survalorisée, sans doute dans le but de te permettre d’acquérir cette confiance en toi qui te faisait cruellement défaut. Enfant, tu as développé une angoisse de performance pour être à la hauteur de ce que l’on attendait de toi. Tu veux retrouver, dis-tu, « le masque de cette fille qui sait tout affronter ». Curieuse affirmation, tellement contradictoire, puisque tu reconnais implicitement que cette fille, ce n’est pas toi, ce n’est qu’un masque, et en même temps tu t’empresses d’ajouter dans la phrase suivante que tu es aussi cette fille là. De fait, tu sembles t’identifier selon les circonstances à deux images totalement antinomiques, quasi schizophréniques de toi, à savoir la « petite fille ratée » si peu sûre d’elle et la jeune fille brillante et audacieuse.
Et si tu n’étais tout simplement aucune de ces deux images que ton entourage t’a successivement renvoyées de toi même ? Tu es pour le moment fragile et dépendante, mais tu refuses cette image de toi qui ne correspond en rien aux exigences de l’éducation que tu as reçue. Pourtant, le fait même que tu aies éprouvé le besoin de consulter des psy pendant de longues années est la preuve que tu n’es et n’étais pas maître de ton existence, que tu es et étais dépassée par tes émotions , donc en demande d’aide et en situation de dépendance. Cette quasi obsession, en grande partie intériorisée, de ressembler à un modèle de réussite induit chez toi des pulsions contradictoires : ta détresse t’amène à solliciter l’aide de thérapeutes mais ton idéal d’autonomie et d’affirmation de soi te conduit à vouloir rester maître de ton destin et à ne faire confiance qu’à toi même. Tu demandes sans cesse à des thérapeutes de t’aider tout en t’opposant à eux, du moins au début de tes psychothérapies. Or d’une part tu n’as pas conscience que tu effectues là un classique transfert c'est à dire que tu éprouves le besoin de vivre ta relation avec ton thérapeute sur le mode du conflit en rejouant des situations conflictuelles, explicites ou intériorisées, vécues dans ton enfance. D’autre part, en t’opposant à ton psy tu nourris l’illusion de faire preuve de personnalité et de rester maître du jeu. Autre contradiction : tu souhaites au début de ton article une aide extérieure, rencontrer quelqu’un qui te permettrait de t'en sortir et tu aimes en même temps te définir comme une machine, c’est à dire un être performant et sans état d’âme, un être qui ne doute pas et se contente de réaliser ce pour quoi il a été programmé.
Et si tu avais le courage de t’accepter telle que tu es, avec tout ce qui fait ta force mais aussi tes limites ? D’oser prendre tes distances avec certaines valeurs auxquelles tu ne peux pleinement adhérer car elles t’angoissent et te font souffrir ? Et si tu coupais le cordon, si tu devenais adulte en osant exister par toi même, en t'affranchissant du regard de tes proches pour te forger tes propres valeurs, te ciseler ta propre personnalité en lieu et place de ce vide intérieur que tu couvres d'un masque flatteur ?
PS : tout ceci n'est qu'hypothèses bien sûr, à prendre... ou à laisser
Tu es jeune. Tu es riche de tous les possibles, c'est à toi, en acceptant l'aide des autres, de les concrétiser.
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