jeudi 2 juillet 2009

lacher, detruire

Que se passe t il….

Le « contrôle » était bien installé, tout roulait. Et puis tout s’effondre a nouveau. La perte de contrôle alimentaire est le premier signe annonciateur de passage a l’acte, de perte de contrôle plus poussées. Je suis inquiète, le retour des crises annonce que le vase des émotions est plein. Mais plein de quoi ? Plein de changement peut être…

Mais comment pourrait il en être autrement moi qui les ait tant attendu, tant souhaité ces changements ? Oui, mais peut être que ce ne sont pas les changements dont je rêvais, peut être aussi qu’en attendant qu’ils soient concrétisés ils sont source d’angoisse.

Mais l’angoisse va-t-elle me poursuivre partout ou je tente de poser mes valises ?
Oui, il y a des changements dans ma vie professionnelle, dans ma vie privé. Des changements qui me posent questions forcements, des changements qui viennent bousculer les fondations en papiers mâchés que j’avais faites.
Pour une fois dans ma vie, je voudrais prendre une place toute petite, laisser plus de place aux autres, mais j’ai besoin de vomir mes maux.
J’ai envie de baisser les bras, arrêter cette course en avant, cette fuite vers l’inaccessible bonheur on dirait. Arrêter de me mettre encore et toujours cette discipline de fer qui finit par m’achever, par me faire du mal. Mais je n’y arrive pas.

Ou est ma place ? Collée a la marge, sur le fil de la folie ? Qu’on me le dise alors, que je remise au placard mes rêves et mes projets, mes ambitions peut être mal placées….âpres ces changements, tout est un peu bousculé dans mon esprit, rien ne correspond vraiment a mes attentes mais rien n’est plus non plus aussi noir que cela aurait pu l’être. Et pourtant je n’arrive toujours pas a sortir durablement la tête de l’eau. Cela commence a m’inquiéter.

On me parle de « pulsions d’échec » pour expliquer tout cela, toute cette entreprise de destruction que je monte si vite a chaque fois pour saboter ma vie. Et c’est peut être bien vrai que je détruis aussi vite que je construis. Mais je suis fatiguée de cette course, de cette lutte permanente contre les éléments qui sont en moi-même. J’ai peur de chuter, encore, eternellement…

lundi 18 mai 2009

....

jeu de cache cache avec la mort. jeu juste pour avoir une parole, un regard. je n'ai jamais depassé le stade ou dieu le pere ne me parlait ni ne me regardait plus, les moments ou il disait a ses souffifres d'en faire de meme. je n'ai jamais supporter les mises en quarantaine a l'ecole ou au basket.
je cherche une attention de l'autre. mais je paye le prix fort pour finalement une atteinte furtive de mon but. alors a quoi bon continuer?
j'encaisse et j'enchaine. mais je suis mauvais boxeur, et je commence a avoir le nez comme une patate et le cerveau ramollit.
je passe sans cesse par dessus les barrieres mais je m'accroche aussi et a chaque fois j'y laisse un peu de ma peau.
je finis par croire pour de vrai qu'on est seul, eternellement seule et moi je ne supporte pas cette solitude. vivre avec moi meme m'est insupportable.vivre seule, au sens propre du terme. c'est pour cela que je me remplis de bouffe, de tout. je suis touchée de toutes les petites attentions, je suis un puit d'emotions et de sentiments mais souvent ce puit deborde.
a quoi bon continuer, oui a quoi bon?

samedi 16 mai 2009

le bateau coule

Le bateau coule.

Petite coquille de noix tu t’es bien battue pendant des années mais tu n’arriveras jamais au phare. Ta coque va aller se briser sur les rochers. Pour réussir a naviguer, il faut tout un équipage et toi tu n’as pas de capitaine, juste un moussaillon qui ne sait pas faire fonctionner les machines qu’on lui a donné.

Petite coquille de noix je t’ai cru un temps résistante mais voila que tu me prouves que les fonds marins t’appellent, que les sirènes te bercent de leur morbide musique.

Petit mousse tu es fatigué d’écoper, tu as envie de baisser les bras. Le bateau coule petit mousse, va falloir finir à la nage car tu n’as jamais su construire de radeau. T’as l’espoir qu’on te lance une bouée mais pour l’heure tu es seul dans ces éléments déchainés.

Ils sont tous passés, avec leurs gros navires, te faisant des appels de lumières. Toi tu es resté la, sans broncher. Tu as survécu aux vagues qu’ils t’envoyaient mais à chaque fois la coquille perdait de sa solidité. T’aurais pu monter avec eux mais t’es restée la, a simplement regardé.

Est-ce que tu regrettes ? Un peu d’être seul. Pas vraiment de ne pas être allé dans des lieux qui ne te convenaient pas.

Tu croyais que tu atteindrais le phare, mais ce phare, que t’aurait il apportait ?on s’abrite dans un phare mais on ne construit pas son abri. Petit mousse, tu bois la tasse a tant penser, le plus urgent est de se mettre a l’abri. Apres tu penseras. C’est ou l’abri ?

....

quel sens a ma vie? qu'est ce que je fais la, a quoi je sers?

je suis dans une non vie en fait. je leurre ma morale pour l'emepcher de me detruire completement. je la leurre en lui donnant deux trois activités a faire. mais quand je ne les ai plus qui suis je? et ne serais pas le meme probleme si je travaillais?

des que je suis inoccupée, je perds mon identité. je perds le fil de ma vie, de son sens. j'ai besoin que les choses aient du sens moi, pour les comprenrde, pour m'y inscrire. j'ai besoin de savoir le pourquoi, le comment.

4 a 5 crises de boulimie par jour. je gere mon poids en vomissant, en recrachant tout. n'y a t il que mon poids qui compte? ma santé n'est elle pas en jeu? mais que peut on y faire....

je dosi avouer que je ne prends plus mon traitement depuis un petit moment. a quoi me servait il...cachets multicolore pour vous donner l'illusion de maitriser vos pensées. mais je vois bien que ce n'etait pas le cas. je dors bien sans et en journee et bien j'apprendrais a me debrouiller. que personne ne tente d'utiliser la force ou la morale, cela ne servira a rien. je ne veux pas etre dependnate d'une nouvelle chose. je ne veux pas me considerer avec une tare.

vais je retravailler un jour? cela me comblera t il? vais je aimer un jour, cela me comblera t il? il y a une beance originelle qui ne se comble jamais de toutes les manieres.

tellement seule que je ne recherce plus que cela, etre encore plus seule....

mardi 12 mai 2009

retour sans fanfarre

la boite a deverser le ras le bol s'ouvre a nouveau.

je n'en peux plus de moi meme, je suis en colere contre moi, je me maudis, je me deteste.je voudrais me lapider, c'est tout ce que je merite.

tout est raté dasn ma vie, je l'avais bien predis. oui, quand je relis mes ecrits de quand j'avais 14 ans, je savais deja que mes diplomes ne me serviraient a rien, que cette adolescence passée sous la pression et les tensions ne serait que gachis et perte de temps et d'energie. je savais que je serais marquée par les echecs et la marginalité. trop forte la petite. c'est surtout que je sentais que j'avais cela en moi.que j'etais cela. echec et echecs.

je suis ce que les autres ont faits de moi, je ne m'en extrais pas, je reste coincée je ne me personnalise pas. je ne m'extrais pas de mes difficultes, je m'y vautre.

tout cela ne remonte pâs a un ou deux ans, cela remonte a des années lumieres, preque depuis le commencement. je suis un verre a moitié vide.

je suis focalisée sur moi meme, je regarde que mon nombril, c'est affreux. parce que ce que j'y vois declenche ma colere et ma violence.
je suis un monstre d'egocentrisme.

voila, encore un article juste a deballer ma m.....

samedi 28 mars 2009

une decennie (1)

le temps s'ecoule dans le sablier de la vie...les ecrits me ramenent vers des temps anciens, des heros oubliés...
il fut un temps ou, petit animal sauvage en lutte contre moi meme et contre l'univers,je bataillais seule et sans armes.
et puis je suis "tombée nulle part, je suis tombée quelque part ", comme je l'avais ecrit sur mon journal. dans cet univers de blanc et de pillules magiques, de mots et de maux, de cris et de silence.
une decennie de rencontres, une decennie a avancer, a faire des pas de coté, jamais a reculer. parfois a s'arreter, quand la pente est trop escarpée.
plus jamais seule j'ai su trouver des soutiens tout le long du chemin...des soutiens qui etaient la, d'autres que j'ai ete chercher.

surtout, ce fut le temps des changements, des bouleversements. bouleversements internes parce que je jetais a la face du monde ce que j'avais en moi. j'eclaboussais tout et tout le monde avec cette souffrance accumulée et cachée. et c'est quand elle est sortie que j' ai pris conscience de son ampleure. Que j'ai compris qu'elle me maitrisait plus que je ne la dominais. une bete en moi....
Bouleversements internes progressifs parce que quand vous vous montrez et que vous etes a l'etes a l'etat "brut" comme je l'etais, il y a besoin detre polissé, faconné..mais pas trop, pour garder ce coté un peu rebelle, mordant...
toute la difficulté de ces dix dernieres années fut de tomber de plus en plus le masque, jusqu'a ces derniers mois ou j'ai l'impression qu'il est vraiment tombé finalement, me laissant seule, un peu, oui, mais au moins avec moi meme.

bouleversements dans mon entourage. bombes que j'ai jetées, bombes qui etaient deja posées. bombes qui ont explosées. chacun est ressorti changé,peut etre blessé, peut etre grandi.chacun a compris que le monde serait different.

les photos viennent temoigner de ce passé a jamais graver, de ce passé a jamais...passé.

dimanche 15 mars 2009

une ou deux larmes encore...

Meme si je n'y repond jamais directement je tenais a te dire que je lis toujours avec grand interet tes commmentaires et ils me font reflechir, peut etre avancer. juste merci.

lundi 9 mars 2009

dents de scie

J’ai fini par m’interroger sérieusement sur ce besoin d’être mince. Sur cette nostalgie qui m’envahissait en regardant les photos. Bien sur il ya le culte de la minceur prôné par la société mais il y a plus que cela.

Dans ma vie, cette période représente pour moi une période de réussite, d’accomplissement et d’épanouissement personnel.

Avant j’étais une petite fille. Quand je regarde les photos je vois une ado aux traits mal dégrossis, au look façonné par maman. Une fille dans l’ombre de son père. Une fille mal dans sa peau. C’est aussi le reflet de cette fille qui a vécu des traumatismes, cette fille qui a fait des passages à l’acte, qui a connu le fond…

Et puis c’est comme si soudainement j’avais pris ma vie en main. Je suis « devenue », je me suis affinée, je suis entrée dans la vie active, puis j’ai eu une relation amoureuse, je suis partie au canada, j’ai eu des boulots qui m’ont plu, j’ai été entouré de pleins d’amis…

Pendant cette période qui a duré 4 ans, je n’ai fait aucun passage a l’acte, j’étais bien avec moi-même, avec les autres. C’est quand j’ai commencé à lâcher prise sur mon physique que tout a dégringolé autour de moi. En fait, c’est comme si mon physique était le point de départ de tout ce qui se joue dans ma vie, bon ou mauvais. C’est peut être parce que je sens cela inconsciemment que j’y accorde autant d’importance. Sauf que maintenant, c’est devenu conscient.


Et puis et puis je pense cela et me viennent d’autres images que je ne peux chasser de ma tête. Association d’idée, passage a l’acte, hôpital…


Je me réveille, je suis seule dans une chambre. Le mur blanc face a moi et je me rends compte avec effroi que je suis attachée. J’ai besoin d’aller aux toilettes mais je ne peux accéder a la sonnette des infirmières. Il me faudrait donc crier ? Mais non, c’est bon pour les animaux. Je panique, j’ai peur de me faire dessus.
Ca m’est déjà arrivé l’autre fois que j’étais attachée justement. J’avais implorée qu’on me laisse aller aux toilettes mais non pas moyen, et je n’avais pas réussi à faire dans leur bassin. Moi qui suis si maniaque de l’hygiène, je m’étais faite dessus, je pleurais toutes les larmes de mon corps, de honte, de dégout. Mais ca n’avait ému personne, on ne m’avait même pas détachée une seconde pour me changer…alors comme je repensais a cette expérience, j’ai vaincu ma timidité, ma honte, et j’ai crié, pour qu’on vienne.

Je pleure. De peur, de chagrin parce que personne qui n’a eu à vivre cela ne pourra comprendre ma peine bien sur. Ne pourra comprendre ma honte, mon dégout, ma peur. Je pleure parce que j’ai l’impression que jamais ca ne partira de ma tête. Parce que des souvenirs comme cela j’en ai trop.

C’est un thème que j’enferme dans un grand sac de silence par pudeur, par honte. Mais aussi par peur de choquer, par peur du rejet. J’aimerais en parler, mais comment trouver les mots ? J’aimerais tellement faire sortir ces cauchemars de moi mais comment raconter au plus juste pour que l’autre comprenne ? Et puis j’ai tout le temps peur du « tu l’as bien cherché »...c’est vrai que je l’ai bien cherché…alors je me tais…

vendredi 27 février 2009

les roues sont faites pour tourner

il y a une semaine environ, voila ce que j'ecrivais sans le publier:

"elle est devenue mon ombre, mon double.
elle m'a happée, s'est engouffrée. la depression.

je luttais contre, j'ai bien lutté et puis j'ai deposée les armes; rien ne sert de lutter tout une vie, on finit par mourrir au combat d'epuisement. il faut peut etre parfois accepter.

je luttais parce que dieu le pere n'aurait pas pu accepter que je deprime, que je sois en depression, molle et sans energie. je luttais parce que dame mere avait deja un terrain et je sentais que si je me laissais aller nous glisserions toutes deux dans un gouffre infini. je luttais car je savais que la depression est politiquement incorrecte, qu'elle fait peur et rejette loin, loin....

mais petit soldat a perdu la bataille. et je me retrouve la, fatiguée de tout, de rien. l'envie de rien faire, que rien ne se passe, mais deja fatiguée que ce rien ce soit passée. j'ai envie de rester en boule sous ma couverture toutes les situations ou je devrais etre dehors et je ne supporte pas cette couverture toutes les fois ou je peux m'y reclure sans culpabilité. elle est mon antre, elle mon nid, elle est mon cocon pour devenir papillon.

mais est ce aussi automatique que le jour succede a la nuit? en ce moment, toutes les etoiles pourraient briller pour moi je ne les verraient meme pas. je ne vois rien, je ne veux rien , oui surtout je ne veux rien d'autre qu'on me laisse tranquille dans mon cocon.qu'on ne me force pas a faire toutes ces choses, que pourtant je m'impose moi meme dans des sursauts de ras le bol de cet etat.

elle m'a eue"

et puis une semaine est passée....

depuis lundi c'est comme si je me rouvrais a la vie. se reveiller. comme le printemsp qui arrive. il etait temps, avec ces representations de theatre en point de mire de la semaine....au bien sur j'avoue que j'ai tres mal géré mes retombées d'angoisse mercredi et que j'ai fini la tete dans la cuvette. mais ce soir tout sera different parce que je sais que les autres ressentent les memes emotions que moi. moins intense peut etre mais si eux parviennent a les gerer, je serais bien decue de ne pas y parvenir moi.

et puis, ce soir, "les enfoires" etaient a la television. l'année derniere, a la meme epoque, j'appelais mon pere pour lui demander de me tenir eveiller. peine perdue, je m'endormais, dans mon lit, a la clinique, gavée de medicaments avant la premiere chanson. et cette année, ce meme soir, j'ai joué devant une salle pleine...
alors peut etre que je ne gagne pas la guerre mais je gagne une ou deux batailles...



lundi 23 février 2009

la force m'abandonne

tout ce que je ressens semble etre de l'ordre du normal...alors c'est ca la vie? c'est manquer d'energie? c'est pas avoir envie de?
c'est ca la vie, c'est etre seule encore et toujours parce qu'on angoisse des relations sociales?

je me lance dans la recherche du boulot. je me lance en me disant que ca me tomber dans la bouche tout cuit. mais si ce n'est pas le cas? comment vais je gerer cela, moi enfant gatée qui ait toujours eue ce que je voulais? comment vais gerer ce trou dans mon cv, comment vais je remonter en selle apres cette chute dans tous les sens du terme?

je me regarde et je ne me reconnais meme plus. la peau me tire, je m'essoufle. je suis grosse; grosse comme jamais je n'aurais envisagée l'etre. je ne me reconnias plus, je ne me supporte plus.
je pleure avant de me changer, de me confronter a mon corps, de me doucher, de me trouver face a face avec la realité que dans quelques semaines je ne pourrais plus cacher sous mes habits de clowns. mes joues deja trahissent ce surplus, cette perte de controle.
car il s'agit bien d'une perte de controle. constante, j'ai perdu le controle de ma vie et de mes actes. et si c'est un bien pour le futur, c'est un mal pour le present.
alors, s'appliquer chaque jour la meme maxime que je me suis fondée "ne fais pas aujourdhui que tu vas mal quelque chose que tu pourrais regretter demain que tu iras mieux".
demain que tu iras mieux.
je ne me supporte plus car mon physique si bien controle etiat le gage et la preuve de ma reussite. surotut, cette image valorisée de l'exterieure venait faire ecran a la pourriture que je ressens de l'interieur. le miroir aux alouettes est brisé.

je me rends aussi bien compte que je ne suis pas en avance sur mon age. que la plupart des gens sont en couples ou entre amis et que moi je m'appuis sur ma famille et sur moi meme. le psy l'avait dit que j'etais une eternelle enfant, moi madame l'educatrice. je n'ai pas retenues ces mots blessants exactement. je me rends compte de mon immaturité affective, que la ou certains vont vite moi je vais lentement, que la ou j'allais vite j'ai marqué un coup d'arret.

j'aimerais que tout cela soit pour mieux rebondir, pour construire quelque chose de stable. mais pas dans dix ans, pas dans un an, maintenant. parce que c'est maintenat que je doute de moi, que j'ai besoin detre rassurée, que j'ai besoin detre aimée, detre entourée (ce que je suis), mais surtout que j'ai besoin de reussir, de me sentir valorisée. je me sens ne rien valoir, ne rien faire, ne rien etre. il faut que cela chnage tres vite.

jeudi 19 février 2009

hue cowboy!

a noel, quand j'ai vu les billets, c'est comme s'il m'offrait un petit bout de paradis...un petit aller pour le quebec...les cowboys fringuants, seuls idoles que j'ai jamais eue, moi ado attardée.
il y avait deux billets. je savais que je voulais y aller avec lui. parce que c'est avec lui que je partage les plus belles choses. parce que lui me voit mal, alors je voulais qu'il me voit heureuse aussi pour une fois.

le temps est passé et une angoisse de verificatoion est venue antache les premices du concert. l'angoisse d'avoir ou non ces foutus billets. j'ai du verifier mille fois. rien n'y faisiat. tout paraissait si beau que j'etais persuadée que je n'aurais pas droit a ce bonheur et que queqlue chose viendrait se mettre en travers de ma route. a si bien tenter le diable j'ai failli oublier ma valise dans la metro entre autre.

nous sommes arrivés bien en avance, (1h30), mais la foule etait deja massée sur le trottoir. en fait, les portes n'etaient pas encore ouvertes. interdiction de rentrer de la nourriture alors on a avalé nos sandwichs dehors. on approchait du but. les vigiles ne voulaient decidemement pas nous laisser entrer et on a du vider nos sacs.

et puis on est entrés, dans cette grande salle toute rouge, vaste, belle, l'Olympia. on s'est enfin debarassés des fameux billets et nous avons profités de notre avances pour regler quelques formalités comme les toilettes ou les vestiaires (2euros l'article s'il vous plait).

et voila, la vrai salle de spectacle de l'olympia, dans la partie de la fosse, pour l'orchestre. une cinquantaine de personne quand meme etait deja assise devant et nous on s'est mis derriere. pas tout devant pour eviter de sentir le flot des gens nous pousser le dos mais suffisemment devant pour sentir la transpiration des chanteurs.on a attendu, j'ai encore gérér mon intendance, les gens etaient aimables, c'etait l'esprit quebec.

dans la fosse avec nous des toulousains et des jeunes. sur les sieges en haut les parents des cowboys probablement. l'attente n'a pas parue si longue.
sans que l'on sache d'ou il venait, un mouvement de foule a amené tout le monde a se lever avant l'heure. c'etait le temps de jouer des coudes pour garder sa place.

et puis dans le brouahaha general ils sont entrés et ils ont commencés a chanter cash. tout vibrait, je sentais le sol qui bougeait sous mes pieds et je me suis dite que c'etait le contre coup nerveux, que j'allais tomber dans les pommes. en fait j'ai compris que c'etait le principe du plancher de la fosse. mais que c'etait destabilisant. ils ont chanté trois chansons comme ca, sans rien dire, je me suis demandé si le chanteur faisait la geule.

et puis le concert a commencé, avec les vielles chansons (que je ne connaissais pas), avec les phrases militantes, avec les nouvelles chansons (que meme seb connaissait), avec la sueur et les bras levés.

et puis au bout d'une heure, surprise, une entracte. et la, l'agonie, d'attendre, dans la chaleur, avec en plus les gens qui tentaient de passer devant ou tout bonnement de reprendre leur place. on n'etait plus dans l'esprit quebec du tout. je me suis dite que j'allaias me sentir mal mais j'avais le cowboy power

mais ils sont revenus. leurs voix et leurs accords sont pour moi comme un chant maternel. apaisant. certaines de leurs chansons ou simplement leurs expressions suffisent a me transporter la bas tout la bas, ou je suis bien, ou je suis calme. j'avais des flashback, j'etais bien. j'aurais voulu rentrer et me cacher sous ma couette et ne partager ca avec personne, ne pas continuer dans ce brouhaha.

mais show must go on! alors on a continué. je pouvais plus taper des mains et seb non plus. moi pour des problemes de fatigue et lui de coordination. alors on tapait des pieds. on jouait des coudes. ca s'est finit . on a rappelé, et bien sur iils sont revenus. on a rappelés et bien sur ils sont revenus.
on a encore rappelés et la c'est les cowboys quand meme alors ils sont revenus... et quand les gens commencaient a partir, ils sont encore revenus....
bon, ils ont failli chanter ma chanson preferée mais ca l'aurait pas fait, ca aurait ete trop sentimentale pour un concert qui se voulait militant et basé sur l'amour...

mais c'etait une putain d'ambiance, ou le chanteur n'a pas hesité a se jeter dans la foule et ou meme seb connaissait des paroles par coeur. et moi je savourais juste avec mes yeux, et ma tete et mes flashbacks....

ensuite on a moins fait les malins pour prendre nos affaires au vestiaires, quoique que ca allait des qu'on a pu se desalterer un peu. trop bien tout ca, trop trop bien...j'y repense encore tiens...la dans ma salle de bain...

samedi 31 janvier 2009

temps present, temps pesant

en fait j'eprouve cette douloureuse sensation que la vie file sans moi.
une sensation de vide comme toujours mais que je n'ai pas l'energie de chercher a remplir.
l'immobilisme, la fatigue de tout quand on ne fait pourtant rien.

je deteste les we ou le temps semble s'arreter. pour celui ci j'ai decidé de deplacer mon ennui d'un espace a un autre. je me rends bien compte oui,ne le repetez pas que la suractivité ne me sauvera pas.

mais j'ai l'impresion de perdre un bout de moi, un bout de plus en plus grand. celui qui me disait ou je dois aller, celui qui au moins me tirait vers l'avant.

là j'ai ce concert qui me donne le gout de me projetter, de rever, de vivre....mais apres, quel sera le sens a chaque journee qui passera?
oui je sais vous qui travaillez vous n'avez pas le temsp de vous interrogez sur le sens des choses et je devrais en faire autant...mais il n'en n'est rien et je dois vivre avec...avoir un projet....ca ce serait une idée...

travailler? oui ..peut etre....mais en suis je capable?
cette peur qui grandit avec le temps qui passe. je la sens elle aussi.
oh! juste le coup de se jeter dans l'eau mais quand meme...

j'ai envie de dire que quelque chose cloche mais je n'arrive pas a mettre de mots dessus..
et je n'ai pas envie d'entendre de grands discours sur des verres a moitiés pleins....

dimanche 25 janvier 2009

jeudi 22 janvier 2009

souffle et rallume la flamme

"happy" birthday!
bien evidemment je n'allais pas passer a coté de cette date symbolique.
23 janvier 2008. suicide social reussi.
qu'avais je dans la tete a ce moment la?
ce que j'ai dnas la tete dans tous ces moments la. un tonnerre de feu, un cheval lancé au galop, une lumiere aveuglante....

jusqu'alors, je m'etais toujours plutot bien tiré de mes faux pas, qu'est ce qui fait que cette fois ci la donne a ete differente? qu'est ce qui fait que dans le fond cette fois je n'ai pas tout maitrisé?

j'ai l'impression d'avoir plus que perdu un combat...de m'etre perdue....
moi qui ait touours su ou je voulais aller, moi qui ai toujours maitrisé l'image que je renvoyais, moi qui ai toujours eu des idées tres arretées sur les choses.
la je me suis fermée et ouverte au monde. c'est une mort et une naissance.

c'est pour cela que je ne sais quel ton donner a cet article.
je viens de passer des mois a etre mal. mais je l'ai deja ecrit tant de fois.
suis je mieux aujourdhui?.
il y a certaines heures dans la journée ou je suis bien, ou je suis confiante, ou j'ai l'espoir. je commmence a etre sensible aux discours qui disent que peut etre que je suis "differente" et que ma vie sera differente du shema tres traditionnel dans lequel j'ai voulu l'enfermer. cela m'angoisse. mais cela me permet aussi de moins me stresser parce que je n'arrive pas a rentrer dans mes "plans" .
et puis il y a cette belle rencontre du moment que je ne saurais surement pas garder mais qui aura ete une bonne surprise en ces temps de doutes sur moi meme....

et puis il y a ces moments ou je suis seule a ne rien faire, ces moments ou je dois me mettre dans la position horizontale et ou j'ai l'impression que ce que j'ai dans les tripes remonte alors et noie mon cerveau.
il y a ces moments d'angoisse que je ne comprend pas, que je ne maitrise pas et qui viennent me saccager les journées, les nuits.
je ne comprends pas que moi, oui moi, je devienne alors tres violente interieurement. je me sens souvent depassée par ce que je ressens, envie de hurler, de frapper, de pleurer, de me mutiler.

it's "the" birthday!
on souffle sur les bougies pour les eteindre, moi je vodrais rallumer ma flamme. retrouver le chemin et savoir ou je vais. me sentir rassurer et ne plus errer. ou bien enfin accepter cette absence de maitrise....
j'ai envie de prendre cette date symbolique et de me dire "ca y est c'est le debut de quelque chose de nouveau, c'est la renaissance", mais je ne ferais pas cette erreure. je dois continuer mon cheminement.alors cette date oui j'y pense, oui elle me fait mal, oui ca va passer.

not a birthday, "just" a day....

dimanche 11 janvier 2009

ecrire avant de partir



les mots me manquent ce soir....
je pourrais raconter ce qui me mene a cette soiree, a ce nouveau tournant....
comment tout bascule tres vite....

je suis rentrée en famille, j'ai commencé a faire des cauchemards que je ne raconterais pas... j'ai oublier certaine fois de prendre mon traitement...

j'en ai eu marre de respecter les regles qui ne sont pas les miennes, j'en ai eu marre de me contenir, marre de ces changements dans mon rythme a cause des vacances..comme les petits vieux et leurs manies rassurantes. j'ai commencer a deraper, a marcher sur le fil,a etre agressive et a m'en vouloir, a faire des crises comme une voleuse, une malpropre..

rentrée chez moi tout ce que j'avais contenue est sorti, explosion de violence contenue tous ces jours....inexplicable...impossible de reprendre les rennes bien au contraire.

violence qui fait si peur, nuits sans sommeil et surout angoisse. tremblement, comme une epileptique. le soir du 31, juste avant de partir faire la fete, l'apotheose. mais faut y aller, au nom de la normalité et pour pas se morfondre.se depasser, encore et toujours. et puis je me sentais craquer petit a petit au fil des heures. le carrosse redevenait citrouille.....

il a fallu aller aux urgences, en pleine fete des autres, encore, en pleine crise, comme un animal...
t'as mal au corps a en hurler mais personne peut rien faire a part dire "pauvre petite", a part te donner leur remede, a part rester un peu avec toi et ca c'est enorme.et puis tu repars le matin dans le froid....

et ton corps recommence a te demander sa drogue. ta tete est fatiguée, ton corps se deteste, tu peux meme plus te regarder dans la glace, te doucher, t'es plus que l'ombre de toi meme. tu passes tout tes repas au dessus de la cuvette pour te faire croire que tu maitrises dans ta perte de controle.
pour te faire aller encore plus bas tu vas dans la nuit noire acheter de quoi te substanter..puis vomir sur un parking..tout est la, a tes pieds, a mes pieds...

alors craquages, et rebelotte les urgences pour te proteger de cette violence qui va te faire casser des bagnoles ou ta propre tete. y a toujours quelque'un qui finit par te reconnaitre, t'es une petite star...
grace a moi on a mis des barreaux aux fenetres donnant sur les toits, sur les escaliers, sur les coursives...grace a mes frasques, des que je bouge on m'attache, parce que plus de lit dans le service de la comprehension, la on est dnas le service des soins physiques, pas de temps a perdre avec les bleus a l'ames.
le matin, t'es tellement droguée que tu sais meme plus quelle jour on est. tout le monde se demande qui tu es pour etre si seule que perosnne peut venir te chercher, pour que perosnne puisse etre prevenue par telephone..je suis la fille qui a honte mesdames messieurs et foutez moi la paix.

ca commence a bien faire ces jours qui passent et ces allers retours. je sens que ma souffrance perd de se credibilité dans mon esprit. je ne suis donc capable que de pleurnicher dans leurs blancs couloirs? est ce cela qui m'apaise?
contre toute promesse, je me laisse envahir par ma colere, ma violence, je me saigne a blanc.j'en pleure de ma connnerie mais c'est fait...je retourne la bas parce que je sens que mes regrets seront de courtes durées..parce que je sens qu'il faut me proteger...

mais ma petite y a pas de place plus que pour cette nuit, rentre chez toi et prend ces petites pillules...

chaque nuits une angoisse, une epreuve, une victoire....
finalement, la place elle s'est faite mais a quel prix? et pour quel enjeu?

samedi 10 janvier 2009

militantisme toujours