jeudi 19 février 2009

hue cowboy!

a noel, quand j'ai vu les billets, c'est comme s'il m'offrait un petit bout de paradis...un petit aller pour le quebec...les cowboys fringuants, seuls idoles que j'ai jamais eue, moi ado attardée.
il y avait deux billets. je savais que je voulais y aller avec lui. parce que c'est avec lui que je partage les plus belles choses. parce que lui me voit mal, alors je voulais qu'il me voit heureuse aussi pour une fois.

le temps est passé et une angoisse de verificatoion est venue antache les premices du concert. l'angoisse d'avoir ou non ces foutus billets. j'ai du verifier mille fois. rien n'y faisiat. tout paraissait si beau que j'etais persuadée que je n'aurais pas droit a ce bonheur et que queqlue chose viendrait se mettre en travers de ma route. a si bien tenter le diable j'ai failli oublier ma valise dans la metro entre autre.

nous sommes arrivés bien en avance, (1h30), mais la foule etait deja massée sur le trottoir. en fait, les portes n'etaient pas encore ouvertes. interdiction de rentrer de la nourriture alors on a avalé nos sandwichs dehors. on approchait du but. les vigiles ne voulaient decidemement pas nous laisser entrer et on a du vider nos sacs.

et puis on est entrés, dans cette grande salle toute rouge, vaste, belle, l'Olympia. on s'est enfin debarassés des fameux billets et nous avons profités de notre avances pour regler quelques formalités comme les toilettes ou les vestiaires (2euros l'article s'il vous plait).

et voila, la vrai salle de spectacle de l'olympia, dans la partie de la fosse, pour l'orchestre. une cinquantaine de personne quand meme etait deja assise devant et nous on s'est mis derriere. pas tout devant pour eviter de sentir le flot des gens nous pousser le dos mais suffisemment devant pour sentir la transpiration des chanteurs.on a attendu, j'ai encore gérér mon intendance, les gens etaient aimables, c'etait l'esprit quebec.

dans la fosse avec nous des toulousains et des jeunes. sur les sieges en haut les parents des cowboys probablement. l'attente n'a pas parue si longue.
sans que l'on sache d'ou il venait, un mouvement de foule a amené tout le monde a se lever avant l'heure. c'etait le temps de jouer des coudes pour garder sa place.

et puis dans le brouahaha general ils sont entrés et ils ont commencés a chanter cash. tout vibrait, je sentais le sol qui bougeait sous mes pieds et je me suis dite que c'etait le contre coup nerveux, que j'allais tomber dans les pommes. en fait j'ai compris que c'etait le principe du plancher de la fosse. mais que c'etait destabilisant. ils ont chanté trois chansons comme ca, sans rien dire, je me suis demandé si le chanteur faisait la geule.

et puis le concert a commencé, avec les vielles chansons (que je ne connaissais pas), avec les phrases militantes, avec les nouvelles chansons (que meme seb connaissait), avec la sueur et les bras levés.

et puis au bout d'une heure, surprise, une entracte. et la, l'agonie, d'attendre, dans la chaleur, avec en plus les gens qui tentaient de passer devant ou tout bonnement de reprendre leur place. on n'etait plus dans l'esprit quebec du tout. je me suis dite que j'allaias me sentir mal mais j'avais le cowboy power

mais ils sont revenus. leurs voix et leurs accords sont pour moi comme un chant maternel. apaisant. certaines de leurs chansons ou simplement leurs expressions suffisent a me transporter la bas tout la bas, ou je suis bien, ou je suis calme. j'avais des flashback, j'etais bien. j'aurais voulu rentrer et me cacher sous ma couette et ne partager ca avec personne, ne pas continuer dans ce brouhaha.

mais show must go on! alors on a continué. je pouvais plus taper des mains et seb non plus. moi pour des problemes de fatigue et lui de coordination. alors on tapait des pieds. on jouait des coudes. ca s'est finit . on a rappelé, et bien sur iils sont revenus. on a rappelés et bien sur ils sont revenus.
on a encore rappelés et la c'est les cowboys quand meme alors ils sont revenus... et quand les gens commencaient a partir, ils sont encore revenus....
bon, ils ont failli chanter ma chanson preferée mais ca l'aurait pas fait, ca aurait ete trop sentimentale pour un concert qui se voulait militant et basé sur l'amour...

mais c'etait une putain d'ambiance, ou le chanteur n'a pas hesité a se jeter dans la foule et ou meme seb connaissait des paroles par coeur. et moi je savourais juste avec mes yeux, et ma tete et mes flashbacks....

ensuite on a moins fait les malins pour prendre nos affaires au vestiaires, quoique que ca allait des qu'on a pu se desalterer un peu. trop bien tout ca, trop trop bien...j'y repense encore tiens...la dans ma salle de bain...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le concert, vision alternative:
En prenant le train vers la capitale, j'avais un sentiment doux amer dans la bouche: le simple fait de remonter sur Paris me renvoyait à ces semaines pourries, stressantes, que j'avais du y passer, à tous ces retours de week end la boule au ventre... Mais en même temps, je savais que cette fois ci, j'allais profiter des bienfaits de la ville lumière, enfin apprécier ce qu'elle a à offrir.
A l'arrivée, en retrouvant la frangine, çà m'a fait vraiment plaisir de la voir excitée par l'imminence du concert. Voir que l'angoisse était là, que la crainte que quelque chose se passe mal revenait dans son esprit régulièrement, tout çà n'était pas rigolo. Pas parce que çà me mettait une pression, mais plutôt parce que la seule chose que je souhaitais pour elle était qu'elle apprécie pleinement et complètement cette journée. Alors, pour essayer de dédramatiser le truc, je faisais comme d'habitude: un petit mix de blagues pourries, de vannes gentillettes sur ses peurs, et lui redire encore et encore que tout va bien finir.
Le soir est arrivé, nous étions bien en avance, ce qui était parfait pour tous les deux. Un casse croute pris sur le pouce devant la salle, une ultime vérification des billets, et nous sommes rentrés.
La salle était plus petite que ce à quoi je m'attendais. Pour moi, une salle de concert parisienne devait être grande, avec une scène éloignée du public... Alors quand j'ai vu que l'ambiance allait être plus "intimiste" que ce que je pensais , que le public était vraiment au contact du groupe, là, un bon gros frisson d'anticipation m'a pris.
On s'est trouvé un spot nickel, tout en face, assez prêt pour vraiment vivre le concert, mais pas avec les "groupies" quand même. J'étais surpris du public: moi qui l'imaginais très roots, j'étais entouré de filles et fils de bonnes familles, sagement habillés et en majorité assez jeune. Mais la sister avait l'explication: qui connait les Cowboys mis à part les veinards qui ont pu partir quelque temps chez nos cousins québécois? Et en nous regardant, n'étions nous pas nous même deux enfants gentillets, bien sous tous rapports (hum hum, on va dire superficiellement au moins :) ), qui n'étaient là que pour passer un bon moment, revivre le temps de quelques chansons les sensations vécues lors de nos voyages?
L'attente a donc commencé, avec un premier mouvement de foule lorsque les gens se sont levés. Notre espace vital était néanmoins respecté, la sauce montait, les encouragements du public aussi...
Ils sont alors rentrés sur scène, en territoire déjà conquis, et ont enchaîné trois chansons coup sur coup, peut être pour rassasier cette foule. J'ai moi aussi eu un petit coup de flip en imaginant qu'ils allaient peut être passer, comme des étoiles filantes, chanter leur nouvel album et s'en aller aussi vite qu'ils étaient arrivés. Mais il faut croire que le groupe prend autant de plaisir à être sur scène que le public en a de les acclamer.
Ils ont été forts: du show, de l'humour, des revendications... Même moi qui ne connait pas toutes leurs chansons, qui ne suit pas forcément fan de ce style musical, j'étais happé par le spectacle.
Mais ce qui me rendait vraiment heureux, c'était de voir que ma soeurette voyageait de nouveau, et qu'au rythme de la musique et des de la scène mouvante, elle était loin, très loin, en train de marcher dans la neige de Montréal, et je me la rêvais nous renvoyant ce texto que je garderai toujours en mémoire: "Je marche dans les rues de Montréal, j'ai les cheveux au vent, il y a de la neige partout, c'est vraiment la plus belle année de ma vie."
L'entracte est arrivée, le soufflet est un peu retombé. Les gens se sont rapprochés de la scène, et nous étions moins à notre aise. J'ai bien senti que tous ces gens pressés contre nous ne lui plaisait pas plus qu'à moi, alors j'espérais que le concert reprendrait bientôt, pour au moins se changer les idées.
La deuxième partie a débuté, de superbes chansons, une bonne ambiance, même si la magie opérait un peu moins: je surveillais devant nous le groupe de d'ados qui pogottait à tout va, je passais parfois plus de temps à jouer des coudes pour garder ma place qu'à applaudir...
Cependant, la scène du rappel m'a mis du baume au cœur: voir ces artistes revenir, encore, encore, et encore parce que le public leur demandait, c'était vraiment bon.
Le spectacle s'est terminé, les lumières se sont rallumées, cette parenthèse québécoise s'est refermée.
C'était une grande et belle expérience que je suis heureux d'avoir pu partager avec toi. Si il y a une chose que j'aimerais que tu retiennes de ce concert, c'est que tu es encore capable de vibrer, de rêver, de t'enflammer. Alors même si tu ne souhaites pas aujourd'hui repartir chez les cousins d'Amérique, gardes dans ton coeur, dans ta tête et dans ton emploi du temps un bout de Québec: laisses toi du temps pour revivre ces beaux moments, ressentir ces émotions, que ce soit en lisant, regardant des photos, en tout simplement en rêvant.