le temps s'ecoule dans le sablier de la vie...les ecrits me ramenent vers des temps anciens, des heros oubliés...
il fut un temps ou, petit animal sauvage en lutte contre moi meme et contre l'univers,je bataillais seule et sans armes.
et puis je suis "tombée nulle part, je suis tombée quelque part ", comme je l'avais ecrit sur mon journal. dans cet univers de blanc et de pillules magiques, de mots et de maux, de cris et de silence.
une decennie de rencontres, une decennie a avancer, a faire des pas de coté, jamais a reculer. parfois a s'arreter, quand la pente est trop escarpée.
plus jamais seule j'ai su trouver des soutiens tout le long du chemin...des soutiens qui etaient la, d'autres que j'ai ete chercher.
surtout, ce fut le temps des changements, des bouleversements. bouleversements internes parce que je jetais a la face du monde ce que j'avais en moi. j'eclaboussais tout et tout le monde avec cette souffrance accumulée et cachée. et c'est quand elle est sortie que j' ai pris conscience de son ampleure. Que j'ai compris qu'elle me maitrisait plus que je ne la dominais. une bete en moi....
Bouleversements internes progressifs parce que quand vous vous montrez et que vous etes a l'etes a l'etat "brut" comme je l'etais, il y a besoin detre polissé, faconné..mais pas trop, pour garder ce coté un peu rebelle, mordant...
toute la difficulté de ces dix dernieres années fut de tomber de plus en plus le masque, jusqu'a ces derniers mois ou j'ai l'impression qu'il est vraiment tombé finalement, me laissant seule, un peu, oui, mais au moins avec moi meme.
bouleversements dans mon entourage. bombes que j'ai jetées, bombes qui etaient deja posées. bombes qui ont explosées. chacun est ressorti changé,peut etre blessé, peut etre grandi.chacun a compris que le monde serait different.
les photos viennent temoigner de ce passé a jamais graver, de ce passé a jamais...passé.
samedi 28 mars 2009
dimanche 15 mars 2009
une ou deux larmes encore...
Meme si je n'y repond jamais directement je tenais a te dire que je lis toujours avec grand interet tes commmentaires et ils me font reflechir, peut etre avancer. juste merci.
lundi 9 mars 2009
dents de scie
J’ai fini par m’interroger sérieusement sur ce besoin d’être mince. Sur cette nostalgie qui m’envahissait en regardant les photos. Bien sur il ya le culte de la minceur prôné par la société mais il y a plus que cela.
Dans ma vie, cette période représente pour moi une période de réussite, d’accomplissement et d’épanouissement personnel.
Avant j’étais une petite fille. Quand je regarde les photos je vois une ado aux traits mal dégrossis, au look façonné par maman. Une fille dans l’ombre de son père. Une fille mal dans sa peau. C’est aussi le reflet de cette fille qui a vécu des traumatismes, cette fille qui a fait des passages à l’acte, qui a connu le fond…
Et puis c’est comme si soudainement j’avais pris ma vie en main. Je suis « devenue », je me suis affinée, je suis entrée dans la vie active, puis j’ai eu une relation amoureuse, je suis partie au canada, j’ai eu des boulots qui m’ont plu, j’ai été entouré de pleins d’amis…
Pendant cette période qui a duré 4 ans, je n’ai fait aucun passage a l’acte, j’étais bien avec moi-même, avec les autres. C’est quand j’ai commencé à lâcher prise sur mon physique que tout a dégringolé autour de moi. En fait, c’est comme si mon physique était le point de départ de tout ce qui se joue dans ma vie, bon ou mauvais. C’est peut être parce que je sens cela inconsciemment que j’y accorde autant d’importance. Sauf que maintenant, c’est devenu conscient.
Et puis et puis je pense cela et me viennent d’autres images que je ne peux chasser de ma tête. Association d’idée, passage a l’acte, hôpital…
Je me réveille, je suis seule dans une chambre. Le mur blanc face a moi et je me rends compte avec effroi que je suis attachée. J’ai besoin d’aller aux toilettes mais je ne peux accéder a la sonnette des infirmières. Il me faudrait donc crier ? Mais non, c’est bon pour les animaux. Je panique, j’ai peur de me faire dessus.
Ca m’est déjà arrivé l’autre fois que j’étais attachée justement. J’avais implorée qu’on me laisse aller aux toilettes mais non pas moyen, et je n’avais pas réussi à faire dans leur bassin. Moi qui suis si maniaque de l’hygiène, je m’étais faite dessus, je pleurais toutes les larmes de mon corps, de honte, de dégout. Mais ca n’avait ému personne, on ne m’avait même pas détachée une seconde pour me changer…alors comme je repensais a cette expérience, j’ai vaincu ma timidité, ma honte, et j’ai crié, pour qu’on vienne.
Je pleure. De peur, de chagrin parce que personne qui n’a eu à vivre cela ne pourra comprendre ma peine bien sur. Ne pourra comprendre ma honte, mon dégout, ma peur. Je pleure parce que j’ai l’impression que jamais ca ne partira de ma tête. Parce que des souvenirs comme cela j’en ai trop.
C’est un thème que j’enferme dans un grand sac de silence par pudeur, par honte. Mais aussi par peur de choquer, par peur du rejet. J’aimerais en parler, mais comment trouver les mots ? J’aimerais tellement faire sortir ces cauchemars de moi mais comment raconter au plus juste pour que l’autre comprenne ? Et puis j’ai tout le temps peur du « tu l’as bien cherché »...c’est vrai que je l’ai bien cherché…alors je me tais…
Dans ma vie, cette période représente pour moi une période de réussite, d’accomplissement et d’épanouissement personnel.
Avant j’étais une petite fille. Quand je regarde les photos je vois une ado aux traits mal dégrossis, au look façonné par maman. Une fille dans l’ombre de son père. Une fille mal dans sa peau. C’est aussi le reflet de cette fille qui a vécu des traumatismes, cette fille qui a fait des passages à l’acte, qui a connu le fond…
Et puis c’est comme si soudainement j’avais pris ma vie en main. Je suis « devenue », je me suis affinée, je suis entrée dans la vie active, puis j’ai eu une relation amoureuse, je suis partie au canada, j’ai eu des boulots qui m’ont plu, j’ai été entouré de pleins d’amis…
Pendant cette période qui a duré 4 ans, je n’ai fait aucun passage a l’acte, j’étais bien avec moi-même, avec les autres. C’est quand j’ai commencé à lâcher prise sur mon physique que tout a dégringolé autour de moi. En fait, c’est comme si mon physique était le point de départ de tout ce qui se joue dans ma vie, bon ou mauvais. C’est peut être parce que je sens cela inconsciemment que j’y accorde autant d’importance. Sauf que maintenant, c’est devenu conscient.
Et puis et puis je pense cela et me viennent d’autres images que je ne peux chasser de ma tête. Association d’idée, passage a l’acte, hôpital…
Je me réveille, je suis seule dans une chambre. Le mur blanc face a moi et je me rends compte avec effroi que je suis attachée. J’ai besoin d’aller aux toilettes mais je ne peux accéder a la sonnette des infirmières. Il me faudrait donc crier ? Mais non, c’est bon pour les animaux. Je panique, j’ai peur de me faire dessus.
Ca m’est déjà arrivé l’autre fois que j’étais attachée justement. J’avais implorée qu’on me laisse aller aux toilettes mais non pas moyen, et je n’avais pas réussi à faire dans leur bassin. Moi qui suis si maniaque de l’hygiène, je m’étais faite dessus, je pleurais toutes les larmes de mon corps, de honte, de dégout. Mais ca n’avait ému personne, on ne m’avait même pas détachée une seconde pour me changer…alors comme je repensais a cette expérience, j’ai vaincu ma timidité, ma honte, et j’ai crié, pour qu’on vienne.
Je pleure. De peur, de chagrin parce que personne qui n’a eu à vivre cela ne pourra comprendre ma peine bien sur. Ne pourra comprendre ma honte, mon dégout, ma peur. Je pleure parce que j’ai l’impression que jamais ca ne partira de ma tête. Parce que des souvenirs comme cela j’en ai trop.
C’est un thème que j’enferme dans un grand sac de silence par pudeur, par honte. Mais aussi par peur de choquer, par peur du rejet. J’aimerais en parler, mais comment trouver les mots ? J’aimerais tellement faire sortir ces cauchemars de moi mais comment raconter au plus juste pour que l’autre comprenne ? Et puis j’ai tout le temps peur du « tu l’as bien cherché »...c’est vrai que je l’ai bien cherché…alors je me tais…
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